Ce samedi 1er août, 147 coureuses prennent le départ du Tour de France Femmes à Lausanne, en Suisse. Parmi elles, sept viennent d’ici : Isère, Haute-Savoie, Ardèche, Drôme, Auvergne. Des grimpeuses pour la plupart, formées dans les cols de la région, qui s’apprêtent à disputer neuf étapes jusqu’à Nice le 9 août. Sept filles de chez nous, engagées dans la course qui compte le plus.
La plus jeune s’appelle Célia Géry. Elle a 20 ans, elle est née à Annonay, en Ardèche. Cette saison, elle a décroché le titre de championne de France sur route à La Tour-du-Pin, en Isère, et remporté une étape sur le Giro d’Italie. Samedi, elle portera le maillot tricolore pour son premier Tour de France Femmes, sous les couleurs de FDJ United-Suez. Une entrée en scène qui fait plaisir à voir.
À ses côtés, Julie Bego, née à Bourgoin-Jallieu, alignée par Cofidis. La grimpeuse iséroise aura pour coéquipière Ema Comte, de Saint-Julien-en-Genevois, en Haute-Savoie, qui découvre elle aussi la Grande Boucle. Toutes deux tenteront de se glisser dans les échappées, sur un parcours qui traverse la Suisse puis plonge vers le Sud.
Clémence Latimier, de Saint-Martin-d’Hères, en embuscade
Autre Iséroise engagée, Clémence Latimier, née à Saint-Martin-d’Hères. Elle dispute son deuxième Tour de France Femmes avec l’équipe Ma Petite Entreprise, après un mois de juin prometteur ponctué par une quatrième place sur le Tour des Pyrénées[1]. La grimpeuse arrive avec des ambitions affûtées. Elle courra aux côtés d’Océane Mahé, 24 ans, originaire de Haute-Savoie, et de Laura Asencio, 28 ans, Drômoise.
Morgane Coston, originaire d’Auvergne, complète le contingent régional. À 35 ans, elle s’apprête à vivre son quatrième Tour de France Femmes, après des participations en 2022, 2023 et 2025. L’expérience de la formation Ma Petite Entreprise, dans une équipe jeune qui monte en puissance.
Neuf étapes, un Mont Ventoux au programme
Le parcours de cette cinquième édition du Tour de France Femmes traverse 1 174,7 kilomètres. Départ de Lausanne ce samedi pour une première étape vallonnée, puis passage par Genève, un contre-la-montre à Dijon, et une étape reine qui s’achève au sommet du Mont Ventoux le 7 août. L’arrivée finale sera donnée à Nice le 9 août, après neuf jours de course[3].
Pauline Ferrand-Prévot défend son titre acquis l’an dernier. Mais c’est bien la profondeur du plateau qui impressionne : jamais autant de coureuses capables de gagner ne se sont retrouvées sur le même départ. Pour les sept filles d’Auvergne-Rhône-Alpes, l’occasion de briller devant un public qui connaît leurs routes, leurs cols, leurs entraînements du dimanche matin. Une fierté locale qui pèse autant que les watts.
Sources
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