Issa Diop égalise dans les arrêts de jeu, Yassine Bounou sort un penalty, Ismael Saibari conclut : le Maroc est en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026.
Les Lions de l’Atlas ont failli ne pas passer. Mardi 30 juin, au terme d’une séance de tirs au but à couper le souffle, le Maroc a éliminé les Pays-Bas et défiera le Canada au tour suivant. Le scénario du match a tout du film : les Néerlandais ouvrent le score par Cody Gakpo, le Maroc répond dans la première minute du temps additionnel grâce à Issa Diop, et c’est aux penalties que tout se joue.
Yassine Bounou stoppe un tir néerlandais, Ismael Saibari transforme le dixième et dernier penalty de la séance. Le Maroc passe. Les Pays-Bas, eux, sont éliminés d’un Mondial dès le stade des seizièmes pour la première fois de leur histoire.
Un match étouffé, deux gardiens dominants
Pendant 90 minutes, les deux équipes se sont annulées. Les Marocains ont mis du temps à créer le moindre danger : selon L’Équipe, Neil El-Aynaoui puis Achraf Hakimi ont cadré les deux premières tentatives du Maroc en première période, de la tête et du pied, les deux stoppées par un Bart Verbruggen impeccable (20e et 21e). Zéro tir cadré côté néerlandais sur cette même période. L’attentisme des Oranje a paralysé le jeu autant qu’il a limité leurs propres occasions[1].
C’est un corner tardif qui a débloqué la situation pour les Pays-Bas. Gakpo récupère, marque. Le Maroc est dos au mur. Diop, lui, choisit la première minute du temps additionnel pour reprendre un centre de Taibi et remettre les deux équipes à égalité (90e+1). Ce but sauve les Lions et précipite les Pays-Bas vers une séance de penalties qu’ils n’ont pas su maîtriser.
Le duel de gardiens a fait le match. Bounou, calme dans l’exercice, a stoppé la tentative de Summerville au moment où le Maroc en avait le plus besoin. Verbruggen, de son côté, avait pourtant tout fait pour tenir ses buts.
Une quinzaine de charters et des tribunes en fusion
Les supporters marocains étaient massivement présents à Monterrey. Selon L’Équipe, une quinzaine de charters avaient été affrétés spécialement depuis le Maroc pour ce match, auxquels s’ajoutaient les membres de la communauté marocaine installée aux États-Unis. Quand Diop a égalisé, les tribunes ont basculé. Quand Saibari a planté le penalty décisif, elles ont explosé.
Le Maroc continue d’écrire son histoire dans ce Mondial. Face au Canada en huitièmes, les Lions partent avec le statut de favoris selon plusieurs observateurs, même si rien n’est acquis dans ce tournoi nord-américain.
Pourquoi le Maroc a failli passer à la trappe
Les Pays-Bas quittent le Mondial sans précédent historique
Pour les Oranje, l’élimination en seizièmes marque une première dans leur histoire en Coupe du monde. Une sortie prématurée d’autant plus sèche qu’elle est venue d’une séance de tirs au but après un match où les Néerlandais ont volontairement renoncé à prendre des risques offensifs. Le choix tactique de Ronald Koeman, notamment sur l’axe gauche défensif où Diop a fini par frapper, aura coûté la qualification[1].
La séance elle-même a été longue, crispante, avec plusieurs ratés des deux côtés avant que Saibari ne mette un terme définitif aux débats. Le Maroc, lui, enchaîne et prépare son huitième de finale contre le Canada.
Maroc-Pays-Bas Mondial 2026 : les faits du match
- Le Maroc élimine les Pays-Bas aux tirs au but, 30 juin 2026
- Issa Diop égalise à la 90e+1 sur un centre de Taibi
- Yassine Bounou arrête un penalty néerlandais en séance
- Ismael Saibari transforme le 10e et dernier tir au but
- Les Pays-Bas éliminés en 16es pour la première fois de leur histoire
- Le Maroc affrontera le Canada en huitièmes de finale
Sources
1 source · 2 faits sourcés
