Ils ont pris les rênes de leur ville en mars dernier. Ils se retrouvent aujourd’hui dans un palmarès national. Quatre maires d’Occitanie figurent parmi les « 100 nouveaux visages 2026 », une distinction dévoilée il y a quelques jours à Paris par le Cercle des élus locaux. Stéphane Mazars à Rodez, Camille Bonne à Auch, Pascal Claverie à Tarbes et Florian Azéma à Castres : tous ont en commun d’incarner cette nouvelle génération d’édiles sortie des urnes cette année.
Le Cercle des élus locaux, association qui se définit comme un institut de formation et un laboratoire d’idées au service de l’intérêt général, publie chaque année ce palmarès. L’objectif : mettre en lumière 100 élus parmi les 500 000 qui exercent en France. « Valoriser celles et ceux qui font vivre la démocratie de proximité et incarnent l’action publique dans les territoires », résume l’association. Le tout sous le patronage de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.
Stéphane Mazars, nouveau maire de Rodez et président de Rodez Agglomération, s’est dit « très honoré » de cette reconnaissance. L’ancien député de la première circonscription de l’Aveyron, élu sous l’étiquette Renaissance, a fait le déplacement à Paris pour la soirée de dévoilement. Il succède à Christian Teyssèdre, qui avait dirigé la préfecture aveyronnaise pendant dix-huit ans.
Une présence forte d’Occitanie dans le palmarès
Les quatre grands édiles ne sont pas seuls. Une dizaine d’élus occitans au total ont été distingués. Dans le Gard, Christophe Rivenq à Alès et Nelson Chaudon à Beaucaire. Dans l’Hérault, Paulette Gougeon, maire de Lunel, et Gwendoline Chaudoir, présidente de la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée et maire de Portiragnes. Dans les Pyrénées-Orientales, Louis Aliot, président de Perpignan Méditerranée Métropole et maire de Perpignan. Enfin, au cœur du Gers, Rémy Provence, maire d’Aignan, complète cette liste d’élus principalement de droite et d’extrême droite[5].
Camille Bonne, maire d’Auch, appartient à la gauche. Elle a pris la succession de Christian Laprébende, qui ne s’était pas représenté dans la préfecture gersoise de 22 000 habitants. Pascal Claverie, élu centriste à Tarbes, dirige désormais une ville de 44 000 habitants laissée vacante après la condamnation de Gérard Trémège à deux ans de prison avec sursis et la privation de ses droits civiques[3]. Florian Azéma, à Castres, fait partie de la vague d’extrême droite qui a conquis cinq nouvelles grandes villes d’Occitanie lors des municipales, après Béziers, Beaucaire et Perpignan[5].
Le palmarès, révélé par un magazine et une soirée, reflète le renouvellement profond du paysage municipal occitan. Plus de la moitié des grandes villes de la région ont changé d’édile cette année. Si Toulouse et Montpellier ont reconduit leurs maires, les villes moyennes ont connu des basculements marqués. L’extrême droite a gagné Montauban, Carcassonne, Castres, Agde et Bagnols-sur-Cèze. La droite a récupéré Millau au Parti socialiste. Les Républicains dirigent désormais Castelnau-le-Lez. Des maires centristes ont pris Tarbes, Rodez et Cugnaux. La gauche, outre Nîmes, dirige Auch, Plaisance-du-Touch et Cahors[5].
Ce palmarès ne se contente pas de récompenser. Il ambitionne de dresser le portrait d’une génération d’élus engagés au service de leurs territoires. Un magazine accompagne la liste des cent noms. L’édition 2026 témoigne d’un changement de visage dans les mairies françaises, après des élections qui ont redistribué les cartes politiques dans de nombreuses villes.
Sources
2 sources · 4 faits vérifiés

