Dimanche soir, vers 20 h 10, la plage d’Anse Moustique à Sainte-Anne bascule. L’after yoles bat son plein : la dernière étape de l’édition 2026 du Tour des yoles vient de s’achever, la foule s’est installée sur le sable pour fêter. Puis les coups de feu éclatent. Un jeune homme de 18 ans s’effondre, touché dans le bras et le bas du dos.
Les pompiers arrivent quelques minutes plus tard. L’état du garçon ne laisse pas place à l’hésitation : urgence absolue. C’est l’hélicoptère Dragon 972 qui le charge et file vers le CHU Pierre-Zobda-Quitman, à Fort-de-France. Sur la plage, l’ambiance s’est glacée. Personne n’avait vu venir ça.
Les circonstances restent floues. Qui a tiré, pourquoi, et sur qui exactement : l’enquête commence à peine. Ce qu’on sait, c’est que cette fête spontanée, comme il y en a après chaque étape du Tour, a viré au drame en quelques secondes.
Une tradition qui rassemble, et ses angles morts
Les after yoles, ce sont des moments où tout le territoire se retrouve. Chaque étape du Tour s’accompagne de sa fête improvisée, souvent en bord de plage, entre musique, rhum et retrouvailles. À Sainte-Anne, l’Anse Moustique avait accueilli la foule comme à chaque fois, dans cette atmosphère bon enfant qui fait la réputation du Tour. Mais la violence qui traverse l’île, elle, ne s’arrête jamais complètement à la porte des fêtes.
Le jeune blessé a 18 ans. Originaire d’où, mêlé à quoi : on ne sait pas encore. Ce qu’on sait, c’est que son dimanche s’est terminé dans un hélicoptère, direction les urgences[2].
Un été déjà marqué
Cette fusillade n’est pas la première de l’année. Fin mai, un autre garçon de 18 ans avait été tué par balles au François, après une dispute entre jeunes. Le week-end suivant, la police avait saisi trois armes à feu en deux affaires distinctes. Et début août, c’est sur une plage en fête que la violence resurgit.
Les habitants de Sainte-Anne connaissent cette tension sourde : on veut vivre, célébrer, se rassembler. Mais on sait aussi qu’à tout moment, ça peut déraper. Les autorités devront remonter le fil : qui était sur place, qui a sorti une arme, et surtout, est-ce qu’on peut encore laisser les after yoles se tenir sans encadrement.
Pour l’instant, le jeune homme de 18 ans est entre les mains des médecins. Et sur la plage d’Anse Moustique, il ne reste que le souvenir d’une fête brutalement interrompue.
Sources
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