Ce mardi matin, 157 personnes ont été tirées de l’eau au large de Boulogne-sur-Mer. Leur embarcation, partie la veille pour tenter de rejoindre le Royaume-Uni, avait pris feu à la limite des eaux françaises et britanniques. Pour échapper aux flammes, les occupants ont dû se jeter à la mer.
L’alerte a été donnée au CROSS Gris-Nez. Les moyens de secours, coordonnés par la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord, sont intervenus rapidement. Le remorqueur Minck, des vedettes de la Société nationale de sauvetage en mer, les pompiers du SDIS, le SAMU et le SMUR ont été engagés. L’hélicoptère Guépard Whiskey a continué à survoler le secteur pour s’assurer qu’aucune personne ne restait à l’eau.
À l’arrivée des secours, aucune des 157 personnes ne se trouvait en urgence vitale. Les premières évaluations menées par des infirmières ont relevé des cas d’hypothermie, logiques après un passage prolongé dans une eau à température encore fraîche en ce début août. Les migrants devaient être débarqués à Boulogne-sur-Mer à 12h30, où la capitainerie avait organisé leur accueil. Sur place, le SDIS et les associations mandatées par l’État ont pris le relais.
Une zone maritime sous surveillance constante
Le détroit du Pas-de-Calais reste l’une des zones de navigation les plus surveillées et les plus dangereuses d’Europe. Les tentatives de traversée dans des embarcations précaires, souvent surchargées et inadaptées aux conditions de mer, se multiplient[2]. Le 31 juillet dernier, 78 personnes avaient déjà été secourues dans le secteur après le naufrage de leur small boat, également débarquées à Boulogne-sur-Mer.
Les opérations de sauvetage mobilisent régulièrement l’ensemble des moyens maritimes et terrestres des Hauts-de-France, dans une zone où le trafic commercial intense et les courants puissants ajoutent au danger. Chaque alerte déclenche une course contre la montre, pour éviter que l’hypothermie ou la noyade ne transforment une traversée désespérée en drame.
Ce mardi, la chance a été du côté des 157 rescapés. Mais la question reste posée, à chaque intervention : combien de temps encore cette zone tiendra-t-elle ce rythme, avant qu’un jour les secours n’arrivent trop tard ?
Sources
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