C’est la saison des départs en vacances, et celle des abandons. Depuis le début de l’été, les refuges animaliers des Pays de la Loire font face à un afflux massif de chiens et de chats laissés sur le bord de la route ou déposés sans un regard. Pour les aider à tenir, la fondation 30 millions d’amis vient de débloquer une enveloppe nationale de 2,4 millions d’euros. Dans la région, neuf refuges et associations bénéficient de ce coup de pouce financier.
Chaque année, le scénario se répète. Juillet, août : les départs en congés s’accompagnent d’une vague d’abandons. Les chiffres donnent le vertige. En moyenne, les refuges accueillent 79 animaux pour 50 places disponibles. Entre 50 000 et 80 000 chiens et chats attendent, quelque part en France, qu’une famille veuille bien d’eux.
Les neuf structures ligériennes aidées cette année connaissent bien cette réalité. Déjà mises à rude épreuve par les épisodes de canicule, elles voient arriver, jour après jour, des animaux abandonnés lors des départs en vacances. Des chiens attachés à un poteau, des chats laissés dans des cartons devant la porte. Des situations que les bénévoles et salariés réparent, animal après animal, sans jamais hausser les épaules.
Une aide nationale en hausse de 700 000 euros
Cette année, la fondation 30 millions d’amis a augmenté son soutien de 700 000 euros par rapport à l’an passé. Au total, ce sont 227 refuges pour chiens et chats et 16 refuges pour équidés qui reçoivent une aide[1]. L’argent est fléché avec précision : 1 367 200 euros pour les soins vétérinaires, 410 150 euros pour l’alimentation, 53 150 euros pour les litières, 416 469 euros pour des travaux, 76 143 euros pour des accessoires comme les niches, et 75 000 euros pour les refuges d’équidés.
La fondation le dit sans détour : les refuges indépendants manquent cruellement de financement pour assurer les soins aux animaux recueillis. Beaucoup se retrouvent saturés, incapables d’accueillir un pensionnaire de plus, obligés de refuser ou de chercher des solutions d’urgence. « Chaque jour, des personnes dévouées ont à cœur de réparer les souffrances des animaux lâchement abandonnés », rappelle la fondation. Face à la situation économique et à l’immense nombre d’abandons, elle a décidé d’augmenter son aide.
79 animaux pour 50 places
Dans les refuges ligériens comme ailleurs, la saturation est une réalité quotidienne. Les box sont pleins, les enclos aussi. Il faut jongler avec les budgets, négocier avec les vétérinaires, rationner parfois la nourriture, bricoler les installations. Et continuer d’accueillir, parce qu’un animal abandonné n’a souvent pas d’autre issue que le refuge ou l’euthanasie en fourrière sous huit jours.
Les neuf structures des Pays de la Loire qui reçoivent cette aide ne sont pas nommées publiquement par la fondation, mais elles existent, réparties entre Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon et leurs alentours. Elles partagent la même mission : recueillir, soigner, nourrir, et tenter de trouver une famille à chaque chien, chaque chat abandonné.
L’été n’est pas terminé. Les retours de vacances apporteront peut-être un répit. Mais d’ici là, les refuges tiennent, avec l’aide de la fondation, celle des bénévoles, et l’espoir que chaque animal finisse par trouver un foyer qui ne l’abandonnera pas.
Sources
1 source · 1 fait vérifié

