La presqu’île du Cap-Ferret a été vidée dans la nuit de jeudi à vendredi. Ordre préfectoral : évacuation immédiate de 40 000 personnes, par la route et par la mer. Les flammes ont franchi la ligne d’appui établie par les pompiers vers une heure du matin. Ce qui devait tenir n’a pas tenu. L’incendie parti mercredi près du bassin d’Arcachon a déjà parcouru 8 700 hectares en Gironde. En parallèle, un second foyer s’est déclaré jeudi près de Biscarosse, dans les Landes, où 2 500 hectares sont partis en fumée et plus de 5 000 personnes ont dû quitter leur domicile.
Face à une situation qualifiée de « sous très forte tension », Emmanuel Macron a demandé dans la nuit l’activation du mécanisme de protection civile de l’Union européenne. Les moyens français ne suffisent plus : 800 pompiers luttent en Gironde, des renforts européens sont attendus. Dans le Var également, le massif du Gros-Bessillon brûle. Une cinquantaine de maisons touchées, dont 25 détruites.
L’Espagne décrète l’état d’urgence national
De l’autre côté des Pyrénées, la situation ne vaut guère mieux. Le gouvernement espagnol a proclamé vendredi l’état d’urgence d’intérêt national dans la région de Madrid et la province d’Ávila. Une première dans l’histoire du pays pour des incendies : l’Espagne n’a activé ce niveau trois d’urgence qu’une seule fois auparavant, lors de la panne électrique nationale de 2025. Mais là, face à des feux simultanés qui ont déjà entraîné l’évacuation de 10 000 personnes autour de la capitale, l’État reprend la main. Le ministère de l’Intérieur confie la gestion de la crise à l’Unité militaire d’urgence, normalement chargée de coordonner les régions, incapables cette fois de maîtriser seules la situation.
Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, a parlé vendredi d’une « situation dramatique ». Il devait présider samedi matin une réunion de crise sur le terrain, à Ávila, où brûle ce que certains médias locaux qualifient déjà du « pire incendie de l’histoire » de la région madrilène.
Les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane à 60 pays
Pendant que l’Europe brûle, Washington frappe au portefeuille. Soixante économies se sont réveillées vendredi sous le coup de nouveaux droits de douane américains, entre 10 % et 12,5 %, appliqués à une partie de leurs exportations vers les États-Unis. Ces tarifs remplacent les droits temporaires de 10 % instaurés en février par Donald Trump, qui arrivaient à échéance à minuit une[2].
Le motif invoqué : l’incapacité de ces pays à lutter contre le travail forcé et à empêcher l’importation de produits qui en sont issus. Le secrétaire américain au Commerce, Jamieson Greer, a justifié ces mesures par une enquête portant sur le manque d’efforts des partenaires commerciaux de Washington. Parmi les pays visés : la Chine, l’Inde, l’Union européenne, le Brésil, le Canada. Ensemble, ils représentent 99 % des importations américaines.
Les réactions n’ont pas tardé. Le Brésil a dénoncé des taxes « totalement arbitraires et injustifiées » et annoncé l’activation de ses mécanismes de réciprocité, ainsi qu’un recours devant l’Organisation mondiale du commerce. La Norvège s’est dite « fermement opposée » à ces nouveaux droits, plus élevés pour elle que pour l’Union européenne. Une vague de critiques qui laisse Washington de marbre : les tarifs sont entrés en vigueur vendredi à 0 h 01, heure de la côte Est.
Karim Khan, procureur de la CPI, menacé de destitution
Ce vendredi soir, les 125 États membres de la Cour pénale internationale votent pour décider du sort de Karim Khan, son procureur général depuis 2021. Suspendu en juin à la suite d’allégations d’agressions sexuelles formulées par deux anciennes subalternes, cet ancien avocat britannique a déjà été jugé coupable de « conduite gravement fautive » par le bureau de l’Assemblée des États parties. Reste à savoir si cette faute justifie la destitution. Le moment est éminemment politique et risque d’ébranler encore un peu plus la confiance en une institution déjà fragilisée.
Le Tour de France arrive à l’Alpe d’Huez
Après dix-huit étapes de rebondissements, de chutes et de domination slovène, le Tour de France grimpe ce vendredi à l’Alpe d’Huez. Non pas une, mais deux arrivées consécutives dans la station mythique. Tadej Pogacar, maillot jaune écrasant, va sans doute vouloir achever le travail. À moins que Remco Evenepoel ou un autre rescapé ne trouve, après trois semaines de course, des ressources inespérées pour contrarier le scénario écrit d’avance.
Sources
1 source · 1 fait vérifié

