Les prix des logements anciens ont baissé de 1 % au deuxième trimestre 2026 en France hors Mayotte, selon les données provisoires publiées le 8 septembre par l’Insee. Sur un an, le recul atteint 0,8 %, avec une correction nettement plus marquée pour les maisons.
Le rebond observé fin 2025 n’a donc pas débouché sur une hausse durable des prix. Les nouvelles données des Notaires et de l’Insee montrent au contraire un repli au premier semestre 2026. Une évolution importante pour les ménages qui envisagent d’acheter ou de vendre un logement ancien.
Les prix des logements anciens reculent de 1 % en trois mois
Selon les indices Notaires-Insee publiés le 8 septembre 2026, les prix des logements anciens en France hors Mayotte ont diminué de 1 % entre le premier et le deuxième trimestre 2026, en données provisoires corrigées des variations saisonnières.
Cette baisse succède à un recul de 0,2 % au premier trimestre 2026, chiffre désormais révisé par l’Insee. Au quatrième trimestre 2025, les prix avaient au contraire progressé de 0,4 %.
Sur douze mois, le retournement est également visible : les prix des logements anciens diminuent de 0,8 % au deuxième trimestre 2026, après avoir été stables sur un an au premier trimestre.
Les maisons baissent davantage que les appartements

Tous les types de biens ne connaissent pas la même évolution. Au deuxième trimestre, les prix des appartements anciens diminuent de 0,7 % sur trois mois, tandis que ceux des maisons reculent de 1,3 %.
Sur un an, l’écart est encore plus net. Les appartements sont quasiment stables, à -0,1 %, alors que les maisons anciennes perdent 1,3 %. Ces pourcentages portent sur l’évolution des indices de prix en France hors Mayotte et non sur le prix d’un logement particulier, qui dépend notamment de sa localisation et de ses caractéristiques.
La baisse est plus forte en province qu’en Île-de-France
Le mouvement concerne une grande partie du territoire, mais son ampleur varie. En province, les prix des logements anciens diminuent de 1,2 % sur le deuxième trimestre 2026 et de 1 % sur un an.
En Île-de-France, le recul trimestriel est limité à 0,6 % et atteint 0,3 % sur un an. À Paris, les appartements enregistrent une baisse de 0,4 % sur le trimestre, mais restent en hausse de 0,6 % sur douze mois.
Les disparités locales restent importantes. Les statistiques nationales ne permettent donc pas de conclure qu’un bien situé dans une commune donnée a automatiquement perdu 0,8 % ou 1,3 % de sa valeur.
Les ventes se stabilisent, mais le crédit immobilier reste coûteux

La baisse des prix ne s’accompagne pas, pour l’instant, d’un nouvel effondrement du nombre de transactions. Selon l’Insee, 958 000 ventes de logements anciens ont été enregistrées sur les douze mois achevés fin juin 2026, contre 953 000 fin mars et 952 000 fin décembre 2025. Le volume annuel des transactions se stabilise ainsi depuis le début de l’année.
Du côté du financement, les conditions ne se sont toutefois pas améliorées cet été. D’après les dernières données de la Banque de France, le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations, hors frais et assurance, a atteint 3,30 % en juillet 2026, contre 3,27 % en juin.
La production mensuelle corrigée des variations saisonnières de nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations est parallèlement retombée à 11 milliards d’euros en juillet 2026, après 13,2 milliards en juin.
Ce que cette baisse change pour les acheteurs et les vendeurs
Pour les acheteurs, le recul des prix peut redonner une partie du pouvoir d’achat immobilier perdu avec la hausse des taux, mais son effet dépend fortement du marché local et du coût du financement obtenu auprès de la banque. Une baisse nationale des prix ne signifie donc pas nécessairement qu’un projet immobilier est devenu moins coûteux dans toutes les villes.
Pour les vendeurs, ces chiffres invitent surtout à regarder les transactions réellement conclues dans leur secteur plutôt qu’une moyenne nationale. Les indices du deuxième trimestre sont en outre provisoires et pourront être révisés.
À ce stade, les données officielles permettent de constater une baisse des prix au premier semestre 2026, mais elles ne permettent pas d’affirmer que les prix continueront nécessairement de reculer en 2027. La prochaine publication des indices Notaires-Insee pour le troisième trimestre 2026 est annoncée par l’Insee pour le 24 novembre 2026.

