Chaque 1er octobre, les aides personnelles au logement bougent au rythme des loyers. Cette année, la hausse est fixée à 1,15 %, calée sur l’indice de référence des loyers du 2e trimestre 2026 publié par l’Insee. Une revalorisation qui touchera l’ensemble des allocataires, sauf décision contraire du gouvernement.
Concrètement, tous les bénéficiaires d’une aide au logement sont concernés, qu’ils dépendent de la Caisse d’allocations familiales ou de la Mutualité sociale agricole. Locataires du parc privé, occupants d’un logement conventionné, résidents de certains foyers et une large part des étudiants entrent dans le champ de cette hausse automatique.
La revalorisation prend effet au 1er octobre, mais ne se verra pas immédiatement sur les comptes. La CAF payant à terme échu, c’est-à-dire au début du mois suivant le mois de droit, le montant réévalué apparaîtra sur le versement du 5 novembre 2026.
1,15 % contre 1,04 % l’an dernier
L’indice de référence des loyers a progressé de 1,15 % sur un an au 2e trimestre 2026, en métropole, en Corse et dans les régions et départements d’outre-mer[1]. C’est ce chiffre qui sert de base à la hausse des APL au 1er octobre. En comparaison, la revalorisation d’octobre 2025 s’était établie à 1,04 %, elle-même en net repli par rapport aux +3,26 % appliqués en octobre 2024[2].
Le même mécanisme vaut pour l’ALF (allocation de logement familiale) et l’ALS (allocation de logement sociale), toutes deux indexées sur l’IRL. Au total, la mesure concerne environ 13 millions d’allocataires[1].
Combien de plus sur votre versement
Le gain dépend du montant que vous percevez déjà. Pour une estimation rapide, il suffit de multiplier votre aide actuelle par 0,0115. Une allocation de 100 euros augmenterait ainsi d’environ 1,15 euro par mois, tandis qu’une aide de 300 euros progresserait de près de 3,45 euros mensuels[1].
La hausse reste donc modeste, à l’image d’un IRL lui-même très contenu cette année. Chaque dossier étant personnalisé, le montant exact varie selon la ville de résidence, la situation familiale et les ressources du foyer.
Deux dates de révision par an
Le calendrier des APL n’est pas d’un seul bloc. Au 1er octobre sont revalorisés le montant de l’aide et les paramètres liés à la dépense de logement, à commencer par les plafonds de loyers et les forfaits de charges. Au 1er janvier, ce sont les éléments liés aux ressources qui bougent, comme les forfaits appliqués aux étudiants ou le seuil R0, ce niveau de revenus en dessous duquel on touche l’APL maximale[2].
Ces plafonds de loyers pris en compte dans le calcul varient selon la zone géographique du logement, du plus cher (zone 1) au moins tendu (zone 3).
| Composition du foyer | Zone 1 | Zone 2 | Zone 3 |
|---|---|---|---|
| Personne seule | 333,14 € | 290,34 € | 272,12 € |
| Couple | 401,78 € | 355,38 € | 329,88 € |
| Avec une personne à charge | 454,10 € | 399,89 € | 369,88 € |
| Personne supplémentaire | 65,89 € | 58,21 € | 53,01 € |
Source : Aide-Sociale.fr (plafonds au 1er octobre 2025)
Un seuil R0 gelé qui peut réduire l’aide
Attention à un paramètre passé plus discrètement. Le seuil R0, plafond de ressources annuelles pour percevoir l’APL à son niveau maximum, est maintenu à ses valeurs 2025 pour 2026, en vertu du décret n°2025-1401 du 28 décembre 2025. Il s’établit à 5 235 euros par an pour une personne seule et 7 501 euros pour un couple sans enfant, avec 346 euros supplémentaires par personne à charge[3]. Conséquence concrète : des ménages dont les revenus ont suivi l’inflation peuvent voir leur APL diminuer, alors même que leur pouvoir d’achat n’a pas bougé.
Rien à faire, mais un point à vérifier
La hausse est appliquée automatiquement par la CAF ou la MSA, sans démarche de votre part. Il reste utile de se connecter à son compte en ligne pour confirmer que la revalorisation a bien été intégrée et que le montant actualisé est effectivement versé. En cas d’anomalie sur le nouveau calcul, c’est vers sa caisse, CAF ou MSA, qu’il faut se tourner.
Sources
3 sources · 6 faits vérifiés


