L’armée de l’air américaine prévoit d’acquérir un Boeing 737 MAX destiné au transport de hauts responsables. Cet appareil rejoindrait les C-40 actuels tout en servant de premier test grandeur nature pour préparer leur remplacement.
Le projet marque une évolution importante : les C-40B et C-40C actuellement exploités reposent sur le Boeing 737-700 de génération NG, antérieure à la famille MAX. Reste une inconnue majeure : la version exacte du nouvel avion n’a pas encore été choisie.
Un seul avion pour commencer
Un porte-parole de l’Air Mobility Command, le commandement chargé notamment du transport aérien militaire américain, a confirmé l’intention d’acheter un premier 737 MAX. L’opération doit permettre d’accroître les capacités de la flotte C-40 consacrée aux déplacements officiels.
Une enveloppe de 250 millions de dollars a été autorisée dans le budget de défense américain pour 2026, soit environ 213 millions d’euros au taux de change actuel. Cette somme ne correspond pas nécessairement au seul prix de l’avion : elle concerne plus largement l’extension des capacités liées au C-40.
Le futur appareil doit voler aux côtés des avions déjà en service. Il pourrait aussi alimenter l’évaluation menée par l’US Air Force avant un renouvellement progressif de ses appareils anciens.
Quelle version du 737 MAX sera choisie ?

L’armée américaine n’a pas encore désigné la variante retenue. Le 737 MAX 7 apparaît comme le descendant le plus direct du 737-700 utilisé pour les C-40B et C-40C. Sa jeunesse commerciale pourrait toutefois peser dans la décision : cette version a reçu sa certification américaine en août 2026 et ses premières livraisons sont attendues au début de 2027.
Les MAX 8 et MAX 9, déjà plus éprouvés en exploitation, constituent donc d’autres possibilités. Le MAX 10 offrirait pour sa part une capacité proche de celle du Boeing 757, mais avec une autonomie inférieure. Cet élément compte puisque l’US Air Force envisage également, à plus long terme, une solution susceptible de succéder aux C-32 dérivés du Boeing 757.
Le lourd passé du 737 MAX reste incontournable
Le choix du MAX ramène nécessairement à ses débuts difficiles dans l’aviation civile. La famille avait été immobilisée dans le monde pendant près de deux ans après les accidents du vol Lion Air 610 en 2018 et du vol Ethiopian Airlines 302 en 2019, qui n’avaient laissé aucun survivant.
Les enquêtes avaient mis en cause le MCAS, un système agissant sur le comportement de l’avion, activé à partir de données erronées provenant d’un capteur d’angle d’attaque. Des modifications ont ensuite été introduites, notamment l’utilisation des informations de deux capteurs et la possibilité donnée aux pilotes de reprendre le contrôle sur le système.
Depuis son retour dans les airs, le 737 MAX a globalement été exploité sans incident comparable, même si son image reste marquée par cette histoire. Les équipages venant du C-40B ou du C-40C devront suivre une formation consacrée aux différences entre les générations, incluant très probablement le fonctionnement du MCAS.
Un futur C-40D encore hypothétique

Une fois militarisé, l’appareil pourrait recevoir la désignation C-40D. Ce nom reste toutefois une anticipation : ni la variante, ni la configuration intérieure, ni le calendrier de livraison n’ont été confirmés.
L’US Air Force ne serait pas la première armée à employer cette génération. Des versions Boeing Business Jet dérivées du 737 MAX 8 sont déjà utilisées par les forces aériennes australienne et sud-coréenne.
À retenir : l’achat d’un seul 737 MAX est désormais envisagé pour renforcer la flotte VIP américaine, mais le modèle précis reste à déterminer. Le principal point à surveiller sera donc le choix entre le MAX 7, proche des C-40 actuels, et les variantes MAX 8 ou MAX 9, déjà davantage éprouvées.

