Longtemps limité à quelques illustrations, le Vectis prend désormais une forme bien réelle. Lockheed Martin a présenté une maquette grandeur nature de ce drone de combat furtif et annoncé la fabrication de quatre prototypes supplémentaires.
Le programme comptera ainsi cinq appareils de développement. Cette flotte doit permettre au groupe américain d’intensifier les essais avant un premier vol attendu à la fin de 2027.
- Le Vectis mesure 10 mètres de long pour 12 mètres d'envergure et privilégie la furtivité radar.
- Cinq prototypes sont en développement avec un premier vol prévu fin 2027.
- Ce drone de combat doit collaborer avec des chasseurs F-35 et futurs avions de sixième génération.
Un drone de combat de 10 mètres conçu pour rester discret
Les dimensions du Vectis sont maintenant connues : l’appareil mesure 10 mètres de long pour une envergure de 12 mètres. Il est propulsé par un unique turboréacteur, dont le modèle n’a pas été communiqué, et doit évoluer à une vitesse subsonique.
Son dessin privilégie la furtivité. Le fuselage et les ailes forment un ensemble très intégré, tandis que les lignes reliant le nez à l’emplanture des ailes sont destinées à réduire la signature radar sur plusieurs bandes de fréquences.
Autre détail particulièrement visible : le Vectis ne possède aucune dérive verticale. Sa stabilité et ses changements de direction doivent reposer sur des gouvernes divisées et des algorithmes de commande de vol avancés.
Une entrée d’air installée sur le dessus

L’entrée d’air du moteur est placée sur la partie supérieure de l’appareil. Cette disposition doit contribuer à masquer la propulsion face aux radars et capteurs thermiques situés au sol.
À l’intérieur, un conduit en forme de S évite également d’exposer directement les éléments du moteur aux ondes radar. Les armements sont, eux, logés dans une soute interne sous le fuselage, afin de ne pas compromettre la discrétion de l’appareil.
Un « équipier » destiné à accompagner les chasseurs
Le Vectis appartient à la catégorie des Collaborative Combat Aircraft, ou CCA. Ces drones sont pensés pour agir aux côtés d’avions pilotés, en apportant des capteurs, des armes ou des capacités supplémentaires sans placer un autre équipage humain à bord.
Lockheed Martin veut rendre son appareil compatible avec le F-35 de cinquième génération ainsi qu’avec de futurs avions de sixième génération. Sa conception modulaire doit permettre de remplacer les équipements embarqués selon la mission.
- Une cellule pensée pour la furtivité et la survivabilité ;
- des charges utiles interchangeables grâce à une architecture modulaire ;
- une production financée directement par Lockheed Martin ;
- cinq prototypes destinés à accélérer les essais et à préparer une fabrication à plus grande échelle.
Des performances encore largement secrètes
Plusieurs caractéristiques essentielles restent confidentielles. Lockheed Martin n’a révélé ni l’autonomie, ni la vitesse précise, ni le plafond opérationnel, ni la masse au décollage du Vectis.
Le constructeur poursuit ce projet sur ses propres fonds après ne pas avoir été retenu en 2024 lors de la première sélection américaine du programme CCA. La multiplication des prototypes montre toutefois que le Vectis demeure un programme actif, et non une simple étude de style.
À retenir : le Vectis a désormais des dimensions confirmées et cinq exemplaires sont prévus, mais il n’a pas encore volé. Le rendez-vous déterminant sera donc son premier essai aérien, programmé pour la fin de 2027.
Questions fréquentes
Pourquoi l'entrée d'air du Vectis est-elle placée sur le dessus de l'appareil ?
Cette disposition contribue à masquer la propulsion face aux radars et capteurs thermiques situés au sol. Un conduit en forme de S à l’intérieur évite également d’exposer directement les éléments du moteur aux ondes radar.
Comment le Vectis assure-t-il sa stabilité sans dérive verticale ?
Sa stabilité et ses changements de direction reposent sur des gouvernes divisées et des algorithmes de commande de vol avancés.
Pourquoi Lockheed Martin finance-t-il le Vectis sans contrat gouvernemental ?
Le constructeur poursuit ce projet sur ses propres fonds après ne pas avoir été retenu en 2024 lors de la première sélection américaine du programme CCA.

