Le Canada franchit une nouvelle étape vers l’acquisition de six avions de surveillance GlobalEye de Saab. Aucun contrat d’achat n’est encore signé à Ottawa. En France, en revanche, la DGA a déjà commandé deux appareils destinés à remplacer à terme les E-3F AWACS.
L’accord annoncé le 25 septembre 2026 entre Saab et l’Agence de l’investissement pour la défense du Canada fixe le cadre des négociations détaillées. Cette évolution concerne directement un système également choisi par la France, dont la commande est, elle, ferme depuis la fin de 2025.
- Le Canada négocie l'acquisition de six avions GlobalEye de Saab sans contrat signé à ce stade.
- La France a commandé ferme deux GlobalEye en décembre 2025, livrables entre 2029 et 2032.
- Le GlobalEye, basé sur le Bombardier Global 6500, remplacera les E-3F AWACS français d'ici 2035.
Le Canada négocie pour six GlobalEye, sans commande ferme à ce stade
Le gouvernement canadien a officialisé le 25 septembre 2026 la signature avec Saab d’un accord préliminaire non contraignant. Il définit le périmètre et les bases des discussions concernant une éventuelle acquisition du GlobalEye pour l’Aviation royale canadienne.
Le projet porte sur six avions, accompagnés des systèmes associés, de la formation et du soutien. Saab avait été désigné fournisseur privilégié le 27 mai 2026. La nuance reste essentielle : l’accord de septembre ne constitue ni un contrat d’acquisition ni un engagement définitif du Canada à acheter les appareils.
Les discussions doivent notamment déterminer la configuration répondant aux besoins opérationnels canadiens, les modalités d’exécution du programme et la participation de l’industrie locale. Le montant d’un éventuel contrat n’a pas été annoncé officiellement.
L'accord de septembre ne constitue ni un contrat d'acquisition ni un engagement définitif du Canada à acheter les appareils.
La France a déjà passé une commande ferme de deux appareils

La situation française est plus avancée. La Direction générale de l’armement confirme avoir commandé deux GlobalEye à Saab le 30 décembre 2025, dans le cadre du programme de système de détection et de commandement aérien.
Le contrat français comprend les deux avions, les équipements au sol, la formation et le soutien. Il comporte également une option portant sur deux appareils supplémentaires. Selon l’annonce officielle de Saab relative à la commande française, les livraisons des deux appareils sont prévues entre 2029 et 2032.
La DGA précise que ces GlobalEye doivent remplacer à terme les quatre Boeing E-3F AWACS actuellement utilisés par l’armée de l’Air et de l’Espace, dont le retrait du service est prévu d’ici 2035.
Un avion de surveillance basé sur le Bombardier Global 6500
Le GlobalEye est un système de détection et de commandement aéroporté, ou AEW&C. Il repose sur l’avion d’affaires Bombardier Global 6500 et reçoit notamment le radar Erieye Extended Range ainsi qu’un ensemble de capteurs destinés à détecter et identifier des objets à longue distance dans les airs, en mer et au sol.
Pour la France, l’avancée du dossier canadien ne modifie donc ni la commande déjà passée ni son calendrier officiel. À ce jour, les éléments à retenir restent deux GlobalEye commandés par la DGA, deux autres en option et des livraisons prévues entre 2029 et 2032. Le projet canadien demeure, lui, au stade des négociations détaillées.
Questions fréquentes
Quelle est la différence d'avancement entre les projets canadien et français ?
La France a signé une commande ferme de deux GlobalEye le 30 décembre 2025, avec option sur deux appareils supplémentaires. Le Canada, lui, a seulement signé un accord préliminaire non contraignant le 25 septembre 2026 définissant le cadre des négociations, sans engagement d’achat.
Pourquoi la France choisit-elle le GlobalEye pour remplacer ses E-3F AWACS ?
L’article n’explique pas les raisons du choix français. Il indique seulement que les GlobalEye doivent remplacer à terme les quatre Boeing E-3F AWACS actuellement utilisés, dont le retrait du service est prévu d’ici 2035.
Qu'est-ce qui sera inclus dans la commande française au-delà des avions eux-mêmes ?
Le contrat français comprend les équipements au sol, la formation et le soutien. Il comporte également une option portant sur deux appareils supplémentaires.

