Une étude scientifique publiée le 7 septembre 2026 apporte une nouvelle explication à l’activité tectonique des Apennins, en Italie. Elle décrit un décollement progressif de la partie profonde de la croûte, susceptible d’expliquer la concentration des déformations et des séismes. Ces travaux ne constituent toutefois ni une prévision de tremblement de terre ni une révision du risque sismique en France.
Les Apennins sont connus pour leur forte activité sismique. Une équipe internationale conduite par Stefano Tavani, de l’université de Florence, a croisé des mesures géodésiques, des observations satellitaires, des données géologiques et la localisation des séismes. Les résultats, publiés dans la revue Communications Earth & Environment, proposent un mécanisme capable d’expliquer pourquoi des zones en extension et en compression coexistent à quelques dizaines de kilomètres les unes des autres.
- Une partie de la croûte terrestre se détache progressivement sous les Apennins, expliquant leur activité sismique.
- Cette découverte scientifique n'annonce pas de séisme imminent et ne change pas le risque en France.
- Le zonage sismique français reste inchangé et repose toujours sur les règles de construction et la prévention.
Une partie profonde de la croûte se détache sous les Apennins
Selon l’étude, la déformation actuelle des Apennins serait principalement liée à un phénomène de délamination : une partie profonde de la croûte se sépare progressivement des couches supérieures et s’enfonce vers le manteau. Le front où se produit ce détachement se déplace et concentre une partie des mouvements observés en surface.
Les chercheurs constatent que les séismes et les déplacements actuels du sol sont largement regroupés autour de cette zone. Leur modèle reproduit également les mouvements verticaux et horizontaux mesurés de part et d’autre du front de délamination. Il s’agit d’une explication du fonctionnement tectonique de la chaîne, et non de l’annonce d’un phénomène soudain apparu en 2026.
Le contexte sismique des Apennins est documenté depuis longtemps. Le CNRS explique le fonctionnement tectonique et sismique de l’Italie centrale, où de nombreuses failles normales accompagnent l’extension de la chaîne. Le CEA rappelle également que les séismes majeurs de 2016 dans le centre de l’Italie se sont produits dans un système de failles actives des Apennins.
L'état actuel des connaissances ne permet pas de prédire la survenue d'un séisme.
Cette découverte ne permet pas de prévoir le prochain séisme
L’étude permet de mieux comprendre pourquoi l’activité tectonique persiste dans les Apennins, mais elle ne fournit ni date, ni magnitude, ni lieu précis pour un futur tremblement de terre. Elle ne doit donc pas être interprétée comme une alerte annonçant un séisme imminent en Italie ou en France.
Cette limite est importante : l’état actuel des connaissances ne permet pas de prédire la survenue d’un séisme. Le portail officiel Géorisques consacré au risque sismique rappelle que la prévention repose notamment sur la connaissance de l’aléa, les règles de construction et la préparation de la population.
Aucun changement du zonage sismique français
Ces nouveaux résultats concernent le fonctionnement géologique des Apennins italiens. Ils n’entraînent pas, à ce stade, de modification annoncée du zonage réglementaire ou des obligations parasismiques en France.
La France métropolitaine ne se trouve pas directement sur une limite de plaques tectoniques, même si elle connaît une activité sismique liée notamment aux contraintes engendrées par la convergence entre l’Afrique et l’Eurasie. Le territoire français reste divisé en cinq zones réglementaires, de sismicité très faible à forte. Les Alpes, les Pyrénées, la Provence et le sud de l’Alsace figurent parmi les secteurs métropolitains où les séismes sont les plus fréquents, selon le dossier officiel de Géorisques sur les séismes.
Ce qu’il faut retenir en France
La publication de septembre 2026 améliore donc la compréhension scientifique de l’activité des Apennins sans créer de nouvelle consigne pour les habitants en France. Pour connaître l’aléa applicable à une commune française, la référence reste le zonage officiel de Géorisques. En cas de secousse, les recommandations des autorités restent inchangées : se protéger pendant les vibrations, s’éloigner ensuite des constructions susceptibles d’être endommagées et suivre les consignes des services de secours.
Questions fréquentes
Pourquoi cette étude sur les Apennins n'affecte-t-elle pas le risque sismique en France ?
Cette étude concerne le fonctionnement géologique des Apennins italiens uniquement. Elle n’entraîne aucune modification du zonage réglementaire ou des obligations parasismiques en France, qui reste divisée en cinq zones réglementaires selon le risque.
Cette découverte permet-elle de prévoir le prochain séisme en Italie ?
Non. L’étude explique pourquoi l’activité sismique persiste dans les Apennins, mais elle ne fournit ni date, ni magnitude, ni lieu précis pour un futur tremblement de terre. L’état actuel des connaissances ne permet pas de prédire la survenue d’un séisme.
Quel est le mécanisme découvert sous les Apennins ?
Une partie profonde de la croûte se sépare progressivement des couches supérieures et s’enfonce vers le manteau, phénomène appelé délamination. Le front où se produit ce détachement concentre une partie des mouvements et séismes observés en surface.

