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L’ex-USS Klakring coulé dans l’Atlantique : les États-Unis et le Royaume-Uni testent leurs nouveaux missiles

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L’ancienne frégate américaine USS Klakring a été coulée dans l’Atlantique Nord lors d’Atlantic Thunder 2026. L’exercice américano-britannique a permis de tester en conditions réelles plusieurs armes, dont le SM-6, le Naval Strike Missile, le Sea Venom et une torpille Mk 48.

L’opération, achevée le 25 septembre 2026, n’était pas un combat mais un SINKEX, un exercice au cours duquel un navire retiré du service et spécialement préparé devient une cible réelle. La Sixième flotte américaine a confirmé le 29 septembre la destruction de l’ex-USS Klakring, tandis que la Royal Navy a détaillé ses propres tirs effectués au large du nord-ouest de l’Écosse.

En 30 secondes
  • L'USS Klakring, frégate américaine désarmée en 2013, a été coulée le 25 septembre 2026 lors d'un exercice de tirs réels.
  • Les États-Unis et le Royaume-Uni ont testé quatre armes : SM-6, Naval Strike Missile, Sea Venom et torpille Mk 48.
  • Des capteurs embarqués ont enregistré les dégâts pour analyser l'efficacité des armements antinavires en conditions réelles.

Une ancienne frégate transformée en cible à tirs réels

L’USS Klakring (FFG-42) appartenait à la classe Oliver Hazard Perry. Entré en service dans l’US Navy le 20 août 1983, le bâtiment avait été désarmé le 22 mars 2013. Il a été utilisé pour Atlantic Thunder après une préparation spécifique destinée notamment à retirer les substances présentant un risque pour l’environnement.

Selon le compte rendu officiel de l’US Naval Forces Europe-Africa et de la Sixième flotte américaine, des capteurs avaient également été installés à bord avant les tirs. Leur objectif était de recueillir des données sur les dégâts et les défaillances provoqués par les différentes armes.

L'ancienne frégate américaine USS Klakring a été coulée dans l'Atlantique Nord lors d'Atlantic Thunder 2026.

SM-6, Naval Strike Missile et Sea Venom utilisés contre la frégate

Baies de lancement ouvertes d'un navire de guerre affichant des missiles rouges
Les systèmes de lancement de missiles des navires modernes permettent de déployer rapidement plusieurs types de projectiles anti-navires. — Photo : mingche lee / Pexels

Le destroyer américain USS Paul Ignatius (DDG-117) a tiré un Standard Missile 6 (SM-6) dans sa fonction antinavire. L’US Navy indique que l’exercice devait notamment éprouver ses capacités de portée et de destruction contre une cible de surface.

Côté britannique, la frégate HMS Portland a employé un Naval Strike Missile (NSM) opérationnel contre le bâtiment cible. Son hélicoptère Wildcat du 815 Naval Air Squadron a de son côté tiré le Sea Venom. La Royal Navy confirme officiellement qu’il s’agissait de son premier tir d’un NSM opérationnel de ce type et du premier tir réel d’un Sea Venom opérationnel depuis un Wildcat contre une cible maritime représentative.

Une torpille Mk 48 a porté le dernier coup

La séquence s’est terminée avec le sous-marin nucléaire d’attaque américain USS Massachusetts (SSN-798). Celui-ci a engagé l’ex-USS Klakring avec une torpille lourde Mk 48 Advanced Capability. La Sixième flotte précise que ce tir a constitué le dernier impact et conduit au naufrage du bâtiment.

Des avions de patrouille maritime P-8 américains et britanniques, des F-15E Strike Eagle de l’US Air Force ainsi que des spécialistes américains du déminage figuraient également parmi les moyens engagés dans Atlantic Thunder. Les autorités américaines présentent l’exercice comme un entraînement destiné à travailler le ciblage, les tirs réels et la coordination entre forces américaines et britanniques.

Un naufrage préparé pour limiter les risques environnementaux

Un navire en train de couler dans l'océan sous un ciel nuageux.
Le naufrage contrôlé du navire a été organisé selon des protocoles environnementaux stricts. — Photo : Necip Duman / Pexels

L’US Navy indique que les anciens bâtiments employés lors de ses SINKEX font l’objet d’un nettoyage préalable encadré par la réglementation environnementale américaine. Pour Atlantic Thunder 2026, une surveillance au-dessus et sous la surface de la mer a également été mise en place conformément aux exigences britanniques afin de réduire les risques pour le milieu marin et les mammifères marins.

L’ex-USS Klakring termine ainsi plus de quarante ans après son entrée en service comme cible d’un exercice consacré à des armements antinavires récemment mis en service ou employés dans de nouvelles configurations. Pour les marines américaine et britannique, les données recueillies doivent désormais servir à analyser précisément les effets des différents tirs sur un navire de guerre de taille réelle.

Questions fréquentes

Pourquoi l'USS Klakring n'était-elle pas un vrai combat ?

Il s’agissait d’un SINKEX, un exercice où un navire retiré du service et spécialement préparé devient une cible réelle pour tester les armes en conditions contrôlées, non d’un combat réel.

Quel missile britannique a tiré pour la première fois opérationnellement lors de cet exercice ?

Le Naval Strike Missile (NSM) tiré par la frégate HMS Portland. La Royal Navy confirme qu’il s’agissait de son premier tir d’un NSM opérationnel de ce type.

Comment les risques environnementaux ont-ils été limités ?

L’ex-USS Klakring a d’abord été nettoyée selon la réglementation environnementale américaine pour retirer les substances dangereuses. Une surveillance au-dessus et sous la surface a également été mise en place pour protéger le milieu marin et les mammifères marins.

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Marc Delaunay
Marc Delaunay
Marc Delaunay est le journaliste consommation de La Voix de France. Prix des courses, promotions, rappels de produits, étiquetage, arnaques ou pratiques des grandes enseignes : il traque ce qui touche le portefeuille et la sécurité des consommateurs, chiffres à l'appui. Concret et pratique, il dit toujours qui est concerné et quoi faire — économiser, comparer ou éviter un produit rappelé — à partir de sources françaises.