La sixième séance plénière de la session administrative de l’Assemblée de Polynésie française a tourné à l’affrontement le 11 juin 2026, sur deux dossiers : la réforme du RNS et la pénurie d’agrégats.
À Taraho’i, la ministre de la santé s’en souviendra. Une erreur lors de son intervention sur le régime des non-salariés (RNS) a mis le feu aux poudres, lui attirant les critiques d’une partie de l’opposition dans un hémicycle déjà chauffé à blanc.
Le projet de loi portant réforme du RNS était soumis à une deuxième lecture. Il a de nouveau été rejeté.
Le RNS recalé une deuxième fois
La réforme du régime des non-salariés concentrait une part importante des tensions. Après un premier rejet, le texte repassait devant l’assemblée. L’issue a été la même : le projet n’a pas obtenu les votes nécessaires. Les passes d’armes entre membres du gouvernement et opposition ont marqué une séance que la rédaction de Polynésie la 1ère qualifie d’emblée de mouvementée.
3,5 millions de mètres cubes pour tenir trois ans
L’autre point d’achoppement, c’est le manque d’agrégats qui met le secteur du BTP sous tension. Face aux critiques, le gouvernement a détaillé sa réponse : sur l’ensemble des demandes d’exploitation en cours, deux autorisations d’extraction sont en fin d’étude. Le Pays assure disposer de 3,5 millions de mètres cubes d’agrégats, soit une autonomie de trois ans pour le secteur de la construction selon la même source. [1]
Un secteur du BTP sous surveillance
Ces chiffres sont censés rassurer les professionnels du bâtiment, pour qui l’accès aux matériaux reste une contrainte opérationnelle directe. Mais leur annonce en séance plénière, sous pression de l’opposition, souligne à quel point le sujet est devenu politique autant que technique. La prochaine séance dira si ces engagements suffisent à calmer les inquiétudes du secteur.
Sources
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