Mecaware, entreprise québécoise spécialisée dans la technologie des batteries, s’apprête à ouvrir une usine pilote près de Béthune d’ici la fin de l’année.
Le projet est financé par le Conseil européen de l’innovation, qui a accordé jusqu’à 12,5 millions d’euros à la société. Une enveloppe obtenue en février 2026, qui permet à Mecaware de franchir le cap de l’industrialisation en Europe.
Le choix du bassin de Béthune n’est pas anodin. Les Hauts-de-France concentrent depuis plusieurs années une part croissante des investissements dans la filière batterie, portés notamment par la dynamique des gigafactories du littoral. Mecaware s’inscrit dans ce mouvement, avec un positionnement technologique propre.
Une technologie venue du Québec
Mecaware développe une approche innovante du recyclage et de la fabrication de batteries. La start-up a bâti sa réputation au Canada avant de viser le marché européen, où la demande en solutions de stockage d’énergie s’accélère sous l’effet des politiques de transition énergétique. Son installation près de Béthune constitue sa première implantation industrielle sur le continent. [1]
Une usine pilote opérationnelle fin 2026
L’ouverture de l’usine est prévue avant la fin de l’année. Ce site pilote servira à valider les procédés à échelle industrielle avant un éventuel déploiement plus large. Le financement du Conseil européen de l’innovation couvre jusqu’à 12,5 millions d’euros, un montant qui place Mecaware parmi les projets batterie les mieux dotés de sa catégorie en Europe.
Pour la région, c’est un signal supplémentaire : les Hauts-de-France attirent désormais des acteurs industriels venus de l’autre côté de l’Atlantique, pas seulement des groupes européens ou asiatiques.
Béthune, nouvelle adresse de la filière batterie
Le territoire de Béthune s’est progressivement repositionné sur les industries d’avenir après des décennies marquées par le déclin minier et sidérurgique. L’arrivée de Mecaware confirme cette trajectoire. La proximité avec les infrastructures logistiques du nord de la France et les bassins de compétences locaux a manifestement pesé dans la décision de la société québécoise.
Les détails sur les capacités de production et les emplois associés au site n’ont pas encore été communiqués.
Sources
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