Bordeaux concentre plusieurs rendez-vous majeurs pour les cheffes d’entreprise en 2026, du salon RSE Résolution à la French Tech Night, sur fond de débat inédit sur l’entreprise comme acteur démocratique.
Le 23 avril, le Palais des congrès de Bordeaux a accueilli la quatrième édition de Résolution, le salon des solutions RSE porté par Placéco et le groupe Sud Ouest, en partenariat avec la CCI Bordeaux Gironde. Cent vingt exposants, répartis en trois quartiers thématiques (environnement, QVCT, sociétal), ateliers, tables rondes et master class : le format est rodé. Mais cette édition a introduit une nouveauté.
La démocratie s’invite dans le village exposants
Une “Place de la Démocratie” a été aménagée au cÅ“ur du salon, espace dédié à une question qui, selon Yann Buanec, fondateur et directeur général de Placéco, “aurait paru incongrue il y a quelques années”. “Face au délitement de nos institutions, à un monde de postvérité et au risque de guerre”, l’entreprise comme acteur politique est devenu un sujet que les dirigeants ne peuvent plus esquiver.
Le premier grand rendez-vous de la journée portait précisément sur “Business et démocratie : l’entreprise est-elle un acteur politique ?”. Benoît Hamon, ancien ministre et ex-député européen, aujourd’hui directeur général de l’association Singa, y intervenait aux côtés de Bénédicte Faivre-Tavignot, professeure associée à HEC Paris spécialisée en stratégie d’entreprise, et de Xavier Datin, directeur général de la société bordelaise i2S.[4]
La French Tech Night investit le Stade Atlantique le 25 juin
Deux jours après la publication de cet article, le 25 juin, la French Tech Bordeaux organise l’after-party officielle de VivaTech pour la cinquième édition de la French Tech Night. Le Stade Atlantique de Bordeaux Métropole accueillera plusieurs délégations internationales, venues d’Allemagne, d’Irlande, d’Espagne, d’Amsterdam, des États-Unis, du Canada et d’Inde. Une cinquantaine de startups présenteront leurs solutions dans un showroom dédié. L’événement se tient de 17 h 30 à 1 h du matin, à 150 euros avec dîner ou 35 euros sans.[2]
FCE France : 1 800 membres, et la question de la représentativité
Dans ce contexte de mobilisation entrepreneuriale féminine, les Femmes Chefs d’Entreprise de France (FCE France) pèsent 1 800 membres répartis dans 70 délégations à travers le pays. La section landaise, une vingtaine de femmes, résume bien les objectifs du réseau : rompre l’isolement, partager les expériences, et surtout capter des mandats dans les instances de représentation, des chambres de commerce aux tribunaux de commerce en passant par les prud’hommes.[3]
Peggy Munich, qui dirige la délégation landaise, appelle à étendre la logique de la loi Copé-Zimmermann de 2011, qui impose une représentation équilibrée dans les conseils d’administration, aux comités exécutifs et directions. “Le management féminin est différent”, plaide-t-elle, dans un pays où la cheffe d’entreprise entend encore trop souvent : “Je ne m’attendais pas à une femme.”
Un troisième rendez-vous bordelais est déjà inscrit à l’agenda : le 14 octobre, Les Rebondisseurs Français organisent un échange direct avec la médiatrice nationale du crédit, rue de la Porte Dijeaux, pour aider les chefs d’entreprise à identifier les signaux faibles avant un blocage bancaire.
Sources
3 sources · 3 faits sourcés
