Le Sénat a voté en faveur d’une hausse des crédits militaires dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire. Les modalités précises restent à établir.
L’information est confirmée mais les détails chiffrés n’ont pas été communiqués dans les éléments disponibles à ce stade. Le vote du Sénat marque une étape dans le processus législatif d’actualisation de la LPM, sans que le contenu complet de la délibération ait pu être consulté.
Un vote sénatorial sur la trajectoire budgétaire
Le Sénat s’est prononcé sur l’augmentation du budget de la défense dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire. La chambre haute avait, dans les semaines précédentes, proposé d’amender la trajectoire financière gouvernementale pour porter les dépenses militaires à un niveau supérieur à celui prévu par l’exécutif. Le vote du 25 juin 2026 concrétise cette démarche parlementaire.
Le contexte budgétaire de défense en France est sous tension depuis plusieurs mois. Le gouvernement avait présenté une trajectoire visant 76,3 milliards d’euros en 2030, soit 2,5 % du PIB. La commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense avait jugé ce niveau insuffisant et plaidé pour atteindre 83,9 milliards d’euros, soit 2,7 % du PIB, en ligne avec les engagements pris auprès de l’OTAN.
La pression de l’Allemagne en arrière-plan
Le vote intervient dans un contexte de comparaison défavorable avec Berlin. L’Allemagne prévoit de consacrer 108,2 milliards d’euros à sa défense en 2026, dont 82,7 milliards au titre du budget ordinaire du ministère de la Défense et 25,5 milliards issus du Fonds spécial de la Bundeswehr. Un écart considérable avec les niveaux français.
Le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, avait alerté la commission des Finances du Sénat sur ce différentiel. «Le décrochage est possible», avait-il déclaré, ajoutant que si l’Allemagne maintenait son rythme d’investissement, «dans cinq ans, l’argument selon lequel nous bénéficions d’une expérience opérationnelle et d’une certaine culture ne tiendra plus».
La suite : navette parlementaire et arbitrages gouvernementaux
Le vote sénatorial n’est qu’une étape. Le texte devra suivre la navette parlementaire avant toute promulgation. Le gouvernement conserve la main sur les arbitrages définitifs, et l’écart entre la position sénatoriale et la trajectoire initiale de l’exécutif reste substantiel. La capacité de la France à financer des programmes d’armement supplémentaires, notamment des frégates et des Rafale F4 évoqués dans les amendements sénatoriaux, dépendra de ces arbitrages à venir.
