Deux diagonales imaginaires, 4 800 kilomètres, une Renault 4L et 80 ans au compteur : un couple français a traversé le pays d’un bout à l’autre sans GPS ni autoroute.
Le chiffre parle seul : 4 800 kilomètres avalés à bord d’une Renault 4L par deux octogénaires qui ont décidé de relier les extrémités de la France en suivant deux diagonales tracées sur une carte. Pas de raccourci, pas de confort d’autoroute. La 4L, née en 1961 et retirée du catalogue en 1992, comme compagne de route.
4 800 km en 4L : l’itinéraire en deux diagonales
Le principe du voyage repose sur deux lignes droites fictives traversant l’Hexagone en croix. Le couple a suivi ces axes imaginaires à travers routes départementales et nationales, accumulant les kilomètres à un rythme que l’âge de la voiture et de ses passagers rendait déjà remarquable. La Renault 4L, icône populaire de la mobilité française des années 1960 à 1980, n’est pas exactement taillée pour les grandes distances : suspension souple, boîte de vitesses inversée, habitacle spartiate. Tenir 4 800 km dans ces conditions relève d’un autre rapport à la route.
Le voyage s’inscrit dans une longue tradition française d’attachement à la 4L, voiture qui a accompagné des générations entières et continue d’alimenter les clubs de passionnés. Le Rallye Aïcha des Gazelles et le 4L Trophy entretiennent chaque année cette culture, mais rares sont ceux qui choisissent la vieille Renault pour un périple de cette ampleur sur routes ordinaires.
La 4L, symbole persistant de la mobilité à la française
Renault a relancé le nom “4L” sous une forme entièrement électrique avec la nouvelle R4, présentée fin 2024 et attendue en concession courant 2026. La filiation est revendiquée par le constructeur, même si le gabarit, l’architecture et les usages n’ont plus grand-chose en commun avec la voiture des seventies. Ce voyage de 4 800 km en 4L originale intervient précisément au moment où la marque tente de capitaliser sur la nostalgie pour vendre sa version du XXIe siècle.
Le couple n’a pas attendu la version électrique. Leur 4L à moteur thermique, âgée de plusieurs décennies, a tenu le cap sur l’ensemble du tracé. Aucun incident mécanique rédhibitoire signalé, selon le récit publié par Ouest-France.

