Safran renforce son empreinte industrielle au Maroc : le groupe français agrandit l’une de ses usines aéronautiques dans le royaume et s’engage sur 140 créations d’emplois d’ici 2028.
L’information est courte, mais elle dit quelque chose sur la trajectoire de Safran au Maroc. Le groupe, l’un des premiers équipementiers aéronautiques mondiaux, a annoncé l’extension de son site de production marocain, sans que les détails techniques de l’agrandissement n’aient été précisés dans les éléments disponibles. Ce qui est acté : 140 emplois supplémentaires d’ici 2028.
Le Maroc, base arrière de l’aéronautique française
Le royaume chérifien s’est imposé depuis une quinzaine d’années comme l’un des sites d’ancrage privilégiés de la filière aéronautique française à l’international. Safran y est présent depuis longtemps, aux côtés d’autres acteurs tricolores. La zone de Nouaceur, autour de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, concentre l’essentiel de ces implantations.
L’extension annoncée s’inscrit dans une logique de montée en cadence. La demande mondiale en appareils civils reste soutenue, les carnets de commandes d’Airbus et de Boeing affichent plusieurs milliers d’avions à livrer. Les équipementiers comme Safran sont sous pression pour tenir les rythmes de livraison.
140 postes supplémentaires en deux ans
L’engagement chiffré est celui qui retient l’attention : 140 emplois créés d’ici 2028. C’est un signal adressé autant aux autorités marocaines qu’aux donneurs d’ordre. Le Maroc, de son côté, a fait du développement de l’écosystème aéronautique local une priorité industrielle, avec des incitations à l’investissement et une main-d’œuvre formée aux métiers de précision.
Safran dispose dans le pays de plusieurs entités actives sur des segments variés, câblage, nacelles, train d’atterrissage, ce qui fait du royaume un maillon réel de sa chaîne de valeur, pas seulement un site de sous-traitance bas de gamme.
Un ancrage confirmé dans un contexte de montée en cadence
Pour Safran, cette extension marocaine intervient alors que le groupe vient de publier des résultats solides et que la filière aéronautique française dans son ensemble affiche une dynamique soutenue. Selon le Gifas, le secteur a réalisé 85,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, en progression de près de 12 % sur un an.
L’agrandissement du site marocain traduit une décision opérationnelle concrète : là où la capacité manque, on construit. Les 140 emplois promis d’ici 2028 en seront la mesure la plus visible.
