Airbus a inauguré le 15 juin à Toulouse une deuxième ligne d’assemblage final de la famille A320. L’objectif : atteindre 75 appareils par mois d’ici fin 2027 et porter l’effectif du site à 1 500 salariés.
C’est dans le hangar Jean-Luc Lagardère, cette cathédrale d’acier et de verre de 490 mètres de long construite à l’origine pour l’A380, que la scène s’est jouée. Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, Lars Wagner, patron de la division avions commerciaux, et Philippe Tabarot, ministre des Transports, ont coupé le ruban devant plusieurs centaines de salariés. Une deuxième ligne d’assemblage final de la famille A320 vient d’entrer en service sur ce site toulousain, achevant ainsi un plan industriel global que l’avionneur européen a méthodiquement mis en œuvre depuis plusieurs années.
La cérémonie n’avait rien de symbolique. Elle entérine un basculement concret : la montée en cadence mondiale d’Airbus repose désormais sur dix lignes d’assemblage final réparties sur quatre continents. Quatre à Hambourg, deux à Mobile aux États-Unis, deux à Tianjin en Chine, et maintenant deux à Toulouse. Le calendrier initial prévoyait que ce dispositif soit opérationnel en 2026. Il l’est.
Une production qui doit franchir la barre des 75 appareils par mois
Airbus affiche une feuille de route claire : entre 70 et 75 appareils de la famille A320 par mois d’ici la fin de 2027, puis stabilisation à la cadence de 75. Un rythme qui repose sur un carnet de commandes à fin mai de 7 499 appareils[2], dont 5 615 A321neo. Ce monocouloir longue portée, capable de relier des destinations autrefois réservées aux gros-porteurs, capte l’essentiel de la demande mondiale. La nouvelle ligne toulousaine doit justement apporter la flexibilité nécessaire pour absorber cette pression commerciale, notamment sur l’A321neo.
La première ligne, inaugurée en juillet 2023 dans le même bâtiment, emploie déjà environ 700 personnes. La montée en cadence progressive de la seconde doit porter l’effectif total du site Jean-Luc Lagardère à près de 1 500 salariés[1]. Un signal fort pour l’emploi industriel en Occitanie, alors que la filière aéronautique française a créé plusieurs milliers d’emplois nets en 2025.
| Site | Pays | Nombre de lignes |
|---|---|---|
| Hambourg | Allemagne | 4 |
| Toulouse | France | 2 |
| Mobile | États-Unis | 2 |
| Tianjin | Chine | 2 |
Source : Airbus
Le hangar A380 reconverti en usine 4.0
Le site Jean-Luc Lagardère couvre 50 hectares. Son hangar central mesure 490 mètres de long, 250 mètres de large, 46 mètres de haut. Surface totale : 122 000 m², l’équivalent de 500 terrains de tennis[1]. Construit entre 2002 et 2004 pour abriter l’assemblage de l’A380, ce colosse abrite désormais deux lignes dédiées à la famille A320, avec des technologies qui n’ont plus rien à voir avec celles de l’ère du superjumbo.
Commandes numériques, logistique automatisée, robotique : la nouvelle ligne intègre une ergonomie repensée et des flux optimisés. L’objectif est double : monter en cadence tout en maîtrisant la qualité et la productivité. Ce n’est plus l’assemblage artisanal du pionnier, c’est une industrie de précision à grande échelle, calibrée pour livrer plusieurs dizaines d’appareils chaque mois.
Pourquoi cette montée en cadence structure l'industrie aéronautique française
Un carnet de commandes qui assure plusieurs années de production
Fin mai, le backlog total de la famille A320 affichait 7 499 appareils, dont 5 615 A321neo[2]. Ces chiffres représentent plusieurs années de production assurée, même à cadence 75. La demande reste structurelle : les compagnies aériennes du monde entier renouvellent leurs flottes, remplacent des appareils plus anciens et plus gourmands en carburant, et développent de nouvelles lignes sur des moyen-courriers capables de voler longue portée.
Guillaume Faury l’a formulé lors de la cérémonie : la nouvelle ligne apporte la flexibilité et la capacité nécessaires pour répondre à cette forte demande du marché, en particulier pour l’A321neo. La trajectoire est fixée, le réseau industriel mondial est en place, et Toulouse retrouve un rôle central dans cette dynamique.
| Modèle | Nombre d’appareils en commande |
|---|---|
| A321neo | 5 615 |
| Famille A320 (total) | 7 499 |
Source : Airbus
Une expansion cohérente avec la stratégie mondiale d’Airbus
L’ouverture de cette deuxième ligne à Toulouse fait suite aux récentes expansions à Mobile et à Tianjin. Le plan stratégique d’Airbus prévoyait dix lignes opérationnelles en 2026 pour couvrir l’ensemble de la famille A320. L’objectif est atteint. Ce réseau mondial permet non seulement d’augmenter les cadences, mais aussi de renforcer la résilience opérationnelle et d’optimiser l’efficacité industrielle.
La première ligne toulousaine, inaugurée en juillet 2023, a permis de tester le dispositif. La seconde, qui monte progressivement en cadence, va compléter le dispositif et permettre d’absorber la demande croissante sur l’A321neo, modèle star du portefeuille Airbus. À terme, la cadence de 75 appareils par mois doit devenir le rythme de croisière, un niveau sans équivalent dans l’histoire récente de l’aviation civile européenne.
A320 à Toulouse : ce qu’il faut retenir de l’ouverture de la deuxième ligne
- Deuxième ligne d’assemblage final A320 inaugurée le 15 juin à Toulouse dans le hangar Jean-Luc Lagardère
- Objectif : atteindre 75 appareils par mois pour la famille A320 d’ici fin 2027
- L’effectif total du site doit passer à près de 1 500 salariés, contre 700 sur la première ligne
- Airbus dispose désormais de dix lignes d’assemblage final A320 dans le monde : quatre à Hambourg, deux à Mobile, deux à Tianjin, deux à Toulouse
- Le carnet de commandes au 31 mai : 7 499 appareils, dont 5 615 A321neo
- Le hangar central du site couvre 122 000 m², soit l’équivalent de 500 terrains de tennis
Pourquoi cette montée en cadence structure l’industrie aéronautique française
Carnet de commandes massif
Avec 7 499 appareils en commande fin mai, dont 5 615 A321neo, Airbus dispose de plusieurs années de production assurée. La demande mondiale reste structurelle et soutenue.
Un réseau mondial désormais complet
Dix lignes d’assemblage final A320 réparties sur quatre continents. Le plan stratégique de 2026 est tenu, renforçant la résilience opérationnelle du groupe.
1 500 emplois sur le site toulousain
La montée en cadence progressive de la deuxième ligne doit porter l’effectif du site Jean-Luc Lagardère à près de 1 500 salariés, un signal fort pour l’emploi industriel en Occitanie.
Automatisation et robotique
La nouvelle ligne intègre commandes numériques, logistique automatisée et robotique pour optimiser les flux et améliorer l’ergonomie des postes de travail.
Cap sur 75 appareils par mois
Airbus vise entre 70 et 75 A320 par mois d’ici fin 2027, puis stabilisation à cadence 75. Un rythme sans équivalent dans l’aviation civile européenne récente.
A320 à Toulouse : ce qu'il faut retenir de l'ouverture de la deuxième ligne
- Airbus a inauguré le 15 juin une deuxième ligne d'assemblage final A320 à Toulouse, dans le hangar Jean-Luc Lagardère
- L'objectif est d'atteindre 75 appareils par mois pour la famille A320 d'ici fin 2027
- Le site doit employer près de 1 500 salariés à terme, contre 700 sur la première ligne
- Le carnet de commandes au 31 mai affiche 7 499 appareils, dont 5 615 A321neo
- Airbus dispose désormais de dix lignes d'assemblage final A320 dans le monde
- Le hangar central couvre 122 000 m², soit l'équivalent de 500 terrains de tennis
Sources
2 sources · 4 faits sourcés
