Lundi soir, sous le préau de l’Office municipal de la culture et des loisirs du Robert, l’association Otantik Gérikan Bass accueillait ses invités pour le vernissage de l’exposition « Parcours d’une décennie ». Dix ans d’existence, dix ans à faire battre les vidés du carnaval martiniquais : Emmanuel Mautil, président du groupe, l’a dit simplement. « Ça fait 10 ans, ça se fête ! »
Fondée en février 2016, Otantik Gérikan Bass (OGB) est devenue une figure familière des parades. Ce groupe de rue, basé au Robert, s’illustre chaque année dans les défilés, porté par une énergie qui ne faiblit pas. Pour marquer cette décennie, l’association a choisi de raconter son histoire en images.
Le cocktail de bienvenue a donné le ton. Puis, dans la salle d’exposition, les visiteurs ont découvert une promenade visuelle le long de panneaux chronologiques. Année après année, des portraits, des scènes de parades, des moments saisis sur le vif retracent le parcours du groupe. Quelques tenues et instruments, disposés en complément, donnent corps à cette mémoire collective.
Des groupes amis présents pour l’occasion
La soirée a rassemblé bien au-delà des rangs d’OGB. Des membres d’autres groupes de carnaval sont venus saluer cette étape : le Gwoup 231, Chawa, parmi d’autres. Une solidarité entre formations qui témoigne de l’esprit de la communauté carnavalesque martiniquaise[3].
L’exposition reste accessible jusqu’au 21 août à l’Office municipal de la culture et des loisirs du Robert. L’occasion, pour les Robertins et les curieux, de mesurer le chemin parcouru depuis la création du groupe il y a dix ans[4].
Une parade samedi pour clore la semaine
Les festivités ne s’arrêtent pas au vernissage. Samedi 21 août, Otantik Gérikan Bass défilera dans les rues pour clôturer cette semaine anniversaire. Une parade qui permettra au groupe de retrouver son terrain de prédilection : la rue, le public, le rythme du tambour et des cuivres.
Au-delà de la fête, Emmanuel Mautil et les membres d’OGB portent une ambition plus large : transmettre cette passion aux jeunes générations. Dix ans, c’est aussi l’âge où l’on commence à penser à l’avenir, à ce qui reste quand les costumes seront rangés. Pour Otantik Gérikan Bass, l’anniversaire marque autant le chemin parcouru que celui à venir.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

