La centrale nucléaire de Golfech suspend sa production. En cause : des températures trop élevées sur la Garonne, qui ne doit pas franchir le seuil de 28 degrés.
EDF a décidé d’arrêter la centrale de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, en raison de la canicule qui frappe le Sud-Ouest. Le site, dont le circuit de refroidissement dépend du débit et de la température de la Garonne, est soumis à des contraintes réglementaires strictes : le fleuve ne doit pas dépasser 28 °C en aval des rejets thermiques de la centrale.
Ce type d’arrêt n’est pas une première pour Golfech. Le site a déjà connu des coupures de production lors des vagues de chaleur précédentes, lorsque les conditions hydrologiques du fleuve rendaient impossible le fonctionnement normal des réacteurs sans risque de réchauffer l’eau au-delà du seuil autorisé.
Une contrainte thermique qui dicte le calendrier de production
Les centrales nucléaires implantées sur des cours d’eau intérieurs ne peuvent rejeter de l’eau de refroidissement qu’à condition de ne pas perturber l’équilibre thermique du milieu récepteur. Pour Golfech, la Garonne joue ce rôle. En période de canicule, quand le débit du fleuve baisse et sa température monte, la marge de manÅ“uvre se réduit. EDF n’a alors d’autre choix que de réduire ou d’arrêter la production pour respecter les limites fixées par les autorités environnementales.
Cette situation illustre la dépendance partielle du parc nucléaire français aux conditions climatiques, une contrainte amenée à peser davantage avec la répétition des épisodes de chaleur extrême.
Golfech, un site stratégique sur le réseau électrique du Sud-Ouest
La centrale de Golfech compte deux réacteurs d’une puissance unitaire de 1 300 mégawatts. Elle représente une capacité de production significative pour l’alimentation électrique de la région. Tout arrêt, même temporaire, oblige RTE à rééquilibrer les flux sur le réseau national.
EDF ne communique pas encore sur la durée prévisionnelle de cet arrêt, qui dépend directement de l’évolution des températures sur le bassin de la Garonne et d’un éventuel retour de précipitations.

