Le sommet Choose France, tenu à Versailles avec près de 200 dirigeants étrangers, a mis en lumière deux annonces structurantes : un prêt européen de 300 millions d’euros au semencier Limagrain et la confirmation d’une usine de semi-conducteurs en Nouvelle-Aquitaine.
La Banque européenne d’investissement s’engage à hauteur de 300 millions d’euros auprès de Limagrain, le coopératif auvergnat classé quatrième semencier mondial. L’argent ira financer la recherche sur des semences plus résistantes face au changement climatique. Le groupe consacre déjà 16 % de son chiffre d’affaires annuel, soit 400 millions d’euros sur une base de 2,5 milliards, à la R&D. Ce prêt de la BEI double la mise sur un sujet que Bruxelles présente comme un levier de souveraineté agricole européenne.
Sur le front industriel, le ministre délégué à l’Industrie a confirmé lors du sommet l’implantation d’une usine de semi-conducteurs au Barp, en Gironde. Le projet est porté conjointement par le géant taïwanais Foxconn et les groupes français Thales et Radiall. D’autres industriels pourraient rejoindre le tour de table, selon les informations de La Tribune.
GravitHy et l’acier vert : l’américain Ecolab entre dans la danse
Autre annonce issue de Choose France : l’investissement du groupe américain Ecolab dans GravitHy, projet d’acier vert basé à Fos-sur-Mer. Ecolab, spécialiste du cycle de l’eau, n’apporte pas seulement des capitaux. Son entrée au capital est d’abord un accompagnement technologique sur l’enjeu hydrique, aussi lourd que la question de l’approvisionnement électrique pour ce type de production. [3]
Limagrain, signal fort d’une Europe qui mise sur ses semenciers
Le choix de la BEI de soutenir Limagrain s’inscrit dans une logique de réduction de la dépendance aux intrants agricoles importés. Quatrième semencier mondial, le groupe coopératif français développe des variétés adaptées aux stress hydriques et thermiques croissants. Avec 16 % du chiffre d’affaires réinvesti chaque année en R&D, Limagrain figure parmi les acteurs les plus intensifs en recherche du secteur semencier mondial. [1]
Attractivité française : record d’annonces, questions de fond
La France reste championne européenne de l’attractivité des investissements étrangers pour la septième année consécutive en 2025, selon le baromètre EY. Mais le cabinet de conseil notait, à quelques jours du sommet, une position fragilisée par la concurrence d’autres pays et le manque de visibilité politique. [2]
Chose France a également confirmé cette année des promesses d’investissement massives dans l’intelligence artificielle, chiffrées en dizaines de milliards d’euros. La Tribune a passé ces annonces au crible, pointant une part de surenchère dans les montants communiqués.
Sources
3 sources · 3 faits sourcés
