Le sommet Choose France 2026 a réuni plus de 200 dirigeants étrangers au château de Versailles. Le bilan annoncé : 93 milliards d’euros d’investissements et 71 projets confirmés.
93 milliards d’euros. C’est le montant affiché à l’issue de la 9e édition de Choose France, organisée le 1er juin au château de Versailles. Un niveau jamais atteint depuis la création du sommet, qui surpasse les éditions précédentes sur l’ensemble des indicateurs retenus par l’Élysée.
Plus de 200 chefs d’entreprises étrangères, venus d’une cinquantaine de nationalités différentes, ont fait le déplacement. Au total, 71 annonces ont été enregistrées, portant sur la création de plus de 15 600 emplois en France.
GSK renforce trois laboratoires, dont celui de Mayenne
Parmi les engagements concrets figure celui du groupe pharmaceutique britannique GSK. La société annonce un investissement de près de 140 millions d’euros en France, réparti entre la recherche et développement et le renforcement de trois sites de production. La part dédiée aux laboratoires s’élève à 74,1 millions d’euros.
L’un des établissements concernés est le laboratoire de Mayenne, fondé en 1960, qui emploie aujourd’hui plus de 400 personnes. Il produit les antibiotiques Augmentin et Clamoxyl, distribués dans plus de 110 pays.
Vaiges : 14 millions et jusqu’Ã 18 postes pour l’usine Poultry Feed Company
L’autre annonce mayennaise porte la signature de Terramar, groupe chilien spécialisé dans les protéines animales. La société prévoit d’injecter 14 millions d’euros dans l’usine Poultry Feed Company, basée à Vaiges, afin d’augmenter sa capacité de production. Entre 15 et 18 emplois seraient créés à cette occasion, consolidant la place de PFC parmi les principaux sites européens de transformation de sous-produits animaux.
Un record à mettre à l’épreuve des annonces passées
Le chiffre de 93 milliards est celui des annonces, pas des décaissements. Les éditions précédentes de Choose France ont montré que les montants réellement investis s’étalent sur plusieurs années et font l’objet d’un suivi partiel. L’enjeu, pour le gouvernement, est de transformer ces engagements de Versailles en investissements effectifs sur les sites français.
Avec 50 nationalités représentées et un nombre record de participants, la 9e édition marque en tout cas une montée en puissance du format diplomatico-économique voulu par l’Élysée depuis 2018.
