La conférence Choose France 2026 a réuni 93 milliards d’euros d’engagements d’investissements étrangers, un record, avec SoftBank et l’intelligence artificielle comme locomotives.
Quatre-vingt-treize milliards d’euros. C’est le montant des investissements étrangers annoncés lors de l’édition 2026 de Choose France, la conférence organisée à Versailles pour attirer les capitaux internationaux sur le sol français. Le chiffre dépasse tous les précédents et s’explique en large partie par l’afflux de projets liés à l’intelligence artificielle et aux infrastructures numériques.
SoftBank en tête, l’IA comme moteur principal
Le groupe japonais SoftBank figure parmi les contributeurs les plus significatifs de cette édition. L’engouement pour l’IA pèse lourd dans la composition du total : une part importante des annonces porte sur des centres de données, des projets d’infrastructure cloud et des développements liés aux modèles d’intelligence artificielle implantés ou développés en France.
La dynamique confirme une tendance observable depuis plusieurs trimestres : la France s’est positionnée comme destination privilégiée pour les investisseurs qui cherchent une base européenne stable, dotée d’une électricité décarbonée compétitive et d’un vivier d’ingénieurs. L’argument énergétique, porté par le parc nucléaire français, revient systématiquement dans les motivations des grands groupes tech qui ont besoin de capacités de calcul massives et énergivores.
Un record qui engage autant qu’il rassure
93 milliards d’euros d’annonces ne valent que ce que les réalisations confirmeront. Choose France fonctionne sur le principe des engagements : les entreprises affichent leurs intentions, la concrétisation s’étale sur plusieurs années. Les éditions précédentes avaient déjà enregistré des volumes importants, mais la conversion des promesses en emplois et en usines reste le vrai thermomètre de l’attractivité française.
Ce chiffre record arrive dans un contexte de compétition accrue entre économies européennes pour capter les flux d’investissement liés à l’IA. L’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont multiplié leurs propres dispositifs d’attraction. La France mise sur la combinaison d’un cadre réglementaire lisible à l’échelle européenne et d’une offre énergétique que ses voisins peinent à égaler à court terme.
