Une habitante de Noyal-Châtillon-sur-Seiche a découvert, ce mois de mars 2026, plusieurs chats errants gravement mutilés près du parc de la Seiche. Des yeux crevés, des pattes et des queues sectionnées : les blessures constatées sur ces félins suggèrent des actes de cruauté délibérés. Une enquête a été ouverte.
L’alerte est venue d’une riveraine, qui a contacté Kenoc’ha Lyvinec, bénévole de l’association de protection des animaux Futur et habituée à s’occuper des chats errants de la région. Sur place, le constat est glaçant : trois chats adultes, dont un blessé, une femelle accompagnée de cinq chatons dont deux retrouvés morts, et deux autres chatons, dont l’un a la queue coupée.
Tous ces animaux vivaient en liberté autour du parc de la Seiche, un secteur tranquille de la commune située à quelques kilomètres au sud de Rennes. Pour les bénévoles qui connaissent ces colonies de chats, la violence des mutilations ne laisse aucun doute : il ne s’agit pas d’accidents.
Une série d’attaques ciblées
Les blessures relevées sont similaires d’un animal à l’autre : des yeux perforés, des membres sectionnés, des traces de coups portés avec une intention manifeste de faire souffrir[1]. Deux chatons n’ont pas survécu. Les autres ont été pris en charge par l’association, mais leur état nécessite des soins lourds et coûteux.
Kenoc’ha Lyvinec, qui parcourt régulièrement les communes de Guichen et Pont-Réan pour nourrir et stériliser les chats errants, insiste : ces félins ne représentaient aucune menace, et leur présence dans le parc était discrète. Leur ciblage systématique traduit une volonté de nuire, pas un geste isolé.
L’association lance un appel aux dons
Face à l’ampleur des soins à prodiguer et au nombre d’animaux recueillis, l’association Futur appelle aux dons. Les frais vétérinaires s’accumulent rapidement : opérations chirurgicales, suivi médical, nourriture adaptée pour des chats traumatisés. Pour une structure bénévole, chaque chat mutilé représente plusieurs centaines d’euros de frais.
Les habitants de Noyal-Châtillon-sur-Seiche sont invités à signaler toute observation suspecte, tout comportement inhabituel autour du parc de la Seiche ou des zones où vivent des chats errants. La gendarmerie a ouvert une enquête pour maltraitance animale, délit passible de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.
Pour l’instant, aucun suspect n’a été identifié. Mais dans ce bourg de 5 000 habitants, où tout le monde se connaît, l’effroi domine. Et une question : qui s’en prend ainsi à des animaux sans défense ?
Sources
1 source · 1 fait vérifié

