La Polestar 4 arrive dans les concessions françaises avec une batterie de 100 kWh, une autonomie WLTP jusqu’à 620 km et une remise de lancement de 11 900 euros. Plus de 400 exemplaires déjà immatriculés.
Le SUV suédois attaque un terrain saturé. Tesla Model Y, Audi Q6 e-tron : la concurrence est installée, elle domine le segment premium électrique et ne laisse pas de marge à l’improvisation. Polestar arrive tard, mais avec des chiffres qui parlent.
À 65 900 euros de prix d’entrée, la marque se place franchement dans le haut de gamme. La proposition tient sur trois piliers concrets : une grande autonomie, un habitacle familial et un choix d’assemblage qui pèse sur la facture finale.
Une carrosserie qui tourne le dos au coupé
La Polestar 4 abandonne la ligne fuyante de la génération précédente pour un format plus carré, plus familial. Longueur de 4,84 mètres, toit vitré qui éclaire l’habitacle, la voiture assume le rôle de véhicule du quotidien sans renoncer à sa signature visuelle.
Détail technique repéré par Car and Driver, la version européenne combine un rétroviseur numérique et une lunette arrière classique, ce qui améliore la visibilité lors des manÅ“uvres[4]. À bord, un écran tactile de 15,4 pouces et un combiné numérique de 10,2 pouces équipent la voiture de série. Les matériaux, souvent issus de filières responsables selon meilleurelectrique.fr, inspirent confiance sur l’assemblage[3].
Le design minimaliste divise. Certains choix assumés, comme l’absence de raffinements traditionnels, peuvent dérouter un acheteur habitué au luxe allemand. C’est le parti pris de la marque : le sens plutôt que la démonstration.
620 km annoncés, deux moteurs, une batterie de 100 kWh
Sous la carrosserie, la Polestar 4 décline deux motorisations. La version Long Range à moteur unique développe 272 ch et vise l’autonomie maximale. La version Long Range Dual Motor grimpe à 544 ch avec une transmission intégrale, au prix d’une autonomie plus courte.
Selon meilleurelectrique.fr, la puissance s’étale entre 200 et 400 kW, avec un 0 à 100 km/h abattu entre 7,4 et 3,8 secondes selon la version[3]. La batterie brute de 100 kWh permet une autonomie WLTP comprise entre 590 et 620 km et une consommation annoncée autour de 178 Wh/km. La vitesse de pointe est bridée à 200 km/h.
| Caractéristique | Long Range Single Motor | Long Range Dual Motor |
|---|---|---|
| Puissance | 272 ch | 544 ch (400 kW) |
| Couple | 343 Nm | 686 Nm |
| Autonomie WLTP | jusqu’Ã 620 km | jusqu’Ã 560 km |
| 0 Ã 100 km/h | 7,1 Ã 7,4 s | 3,8 s |
| Vitesse max | 200 km/h | 200 km/h |
Source : meilleurelectrique.fr
L’architecture électrique reste en 400 volts, une génération qui permet une recharge jusqu’à 200 kW en courant continu et 11 kW en courant alternatif pour le quotidien[3]. Pas de 800 volts ici, mais une puissance de charge suffisante pour recharger vite sur un long trajet. La version Dual Motor annonce, elle, une autonomie préliminaire jusqu’à 560 km WLTP d’après Polestar[5].
Pourquoi la Polestar 4 peut bousculer le segment premium
Assemblée en Corée du Sud, hors des droits de douane européens
Le point qui fait pencher la balance côté prix. La Polestar 4 est fabriquée en Corée du Sud, ce qui lui évite les droits de douane que l’Union européenne applique aux voitures électriques produites en Chine. Un choix qui protège le tarif face à des rivaux directement touchés par ces surtaxes.
Le constructeur pousse aussi la stratégie commerciale à fond. Une remise de 11 900 euros accompagne les premières commandes, une pratique déjà rodée ailleurs en Europe et confirmée par L’argus lors de son essai[1]. De quoi ramener la facture réelle bien en dessous du prix affiché.
La marque, née comme division sportive de Volvo puis devenue enseigne à part entière en 2017, ne vend que des voitures électriques. Elle est présente en France depuis 2025 via onze points de vente, selon L’argus[1]. Le réseau reste mince face à Tesla ou Audi, ce qui constitue le vrai handicap pour transformer l’intérêt en ventes de masse.
Plus de 400 immatriculations en six mois : bon départ, verdict à venir
Sur le marché français, la Polestar 4 revendique plus de 400 immatriculations en six mois. C’est un démarrage honnête pour une marque à la distribution encore limitée, mais loin des volumes d’un Model Y qui écoule des milliers d’unités.
Face à l’Audi Q6 e-tron, la Suédoise oppose une autonomie plus généreuse et une remise agressive. Face au Model Y, elle mise sur l’habitabilité familiale et une finition premium sans surenchère. Ses limites restent la nouveauté de la marque, un maillage commercial étroit et un design tranché qui ne séduira pas tout le monde.
Selon V2Charge, plus de 60 % des nouveaux propriétaires de véhicules électriques recherchent des modèles dépassant 600 km d’autonomie[2]. Sur ce critère précis, la Polestar 4 coche la case. Le reste dépendra de la capacité de Polestar à étoffer son réseau français au-delà de ses onze points de vente actuels.
Polestar 4 en France : les chiffres à retenir
- Prix d'entrée fixé à 65 900 euros en France
- Autonomie WLTP jusqu'Ã 620 km, batterie de 100 kWh
- Deux motorisations : 272 ch ou 544 ch
- Remise de 11 900 euros sur les premières commandes
- Assemblée en Corée du Sud, hors droits de douane européens
- Plus de 400 immatriculations en six mois en France
Sources
5 sources · 8 faits vérifiés

