L’équipementier Dumarey Powerglide ferme son usine de Strasbourg en 2026, emportant 320 emplois directs. La vague de fermetures touche aussi la distribution, avec 9 magasins supprimés en France dont 4 en Occitanie.
La direction de Dumarey Powerglide a annoncé le 7 janvier 2026 aux syndicats sa décision de fermer le site strasbourgeois. L’annonce tombe sur un secteur déjà fragilisé : quelques mois plus tôt, un plan de sauvegarde avait déjà coûté 234 postes au même site.
Ce n’est pas la première mauvaise nouvelle du secteur. Au même moment, une enseigne automobile tire le rideau sur 9 magasins en France, dont une concentration notable de 4 fermetures en Occitanie. Le cumul de ces retraits illustre la pression qui s’exerce sur la filière, de la production à la distribution.
Strasbourg : 320 salariés directs sur le carreau
La CGT ne décolère pas. « Là , c’est la liquidation de 320 salariés directs. Je ne compte pas les indirects parce qu’on a des prestataires aussi. L’impact va être énorme », a déclaré Malek Kirouane, délégué syndical CGT, à l’AFP.[2] Le chiffre ne comprend pas les emplois induits chez les sous-traitants qui gravitent autour du site alsacien.
Dumarey Powerglide fabrique des composants de transmission. La fermeture de Strasbourg s’inscrit dans un contexte où la montée en puissance de l’électrique fragilise durablement les équipementiers spécialisés dans les organes mécaniques traditionnels.
Poissy, Strasbourg : les symboles industriels tombent les uns après les autres
La fermeture de Dumarey n’est pas isolée. En avril 2026, Stellantis a confirmé la fin de la fabrication automobile à Poissy, site historique qui a successivement produit des Ford, Simca, Chrysler, Talbot, Peugeot et Opel depuis l’avant-guerre.[1] Le site, qui comptait encore 10 000 employés en 2005 puis 7 000 en 2010, était tombé à moins de 2 000 salariés avant l’arrêt définitif. Il produisait jusqu’à récemment la DS3 et l’Opel Mokka, deux modèles aux ventes décevantes.
L’accumulation de ces fermetures dessine une carte industrielle qui se rétrécit. Pour les 320 salariés de Dumarey à Strasbourg, les négociations sur les conditions de départ restaient en cours au moment de l’annonce.
Sources
2 sources · 2 faits sourcés

