La chambre de commerce et d’industrie des Hauts-de-France lance une collecte d’ordinateurs auprès des entreprises locales, au bénéfice des écoliers ukrainiens déplacés par la guerre.
Les machines dorment dans des tiroirs ou s’accumulent dans des réserves. La CCI Hauts-de-France a décidé d’en faire autre chose : elle appelle les entreprises de la région à céder leurs ordinateurs inutilisés pour les redistribuer à des enfants ukrainiens scolarisés loin de chez eux.
L’initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de solidarité avec l’Ukraine, où le conflit avec la Russie continue de perturber profondément le quotidien des populations civiles, enfants compris. Privés de leurs équipements scolaires, nombreux sont ceux qui suivent leurs cours sans accès à un outil informatique.
Une CCI au coeur d’une chaîne humanitaire
En mobilisant son réseau d’entreprises, la CCI Hauts-de-France fait le pari que le tissu économique régional peut jouer un rôle concret dans l’effort d’aide aux populations déplacées. L’appel cible les sociétés qui renouvellent régulièrement leur parc informatique et disposent donc de matériel fonctionnel sans emploi.
La démarche rejoint des initiatives similaires portées ailleurs en France. En avril 2026, la CCI des Hautes-Alpes organisait déjà une rencontre autour de la thématique Ukraine, signe que les chambres consulaires s’engagent sur ce terrain au-delà de leur mission économique stricte [1].
Le matériel informatique, enjeu de continuité scolaire
Pour des milliers d’enfants ukrainiens réfugiés ou déplacés, un ordinateur représente bien plus qu’un outil : c’est le lien avec un système scolaire en partie passé au distanciel sous la contrainte des bombardements. Les frappes russes continuent de frapper des infrastructures civiles, dont des établissements scolaires, rendant la continuité pédagogique dépendante du numérique [4].
La collecte pilotée par la CCI Hauts-de-France vise précisément à combler ce déficit d’équipement, en transformant des actifs dormants d’entreprises françaises en ressources éducatives pour des populations en situation de crise. Aucun chiffre d’objectif de collecte n’a été communiqué à ce stade.
Sources
2 sources · 2 faits sourcés
