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La clinique de Langon mise sur le robot Mako pour poser ses prothèses au millimètre : première régionale pour la hanche

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La clinique Sainte-Anne à Langon (Gironde) déploie depuis mi-juin un bras robotisé Mako pour la pose de prothèses de hanche et de genou. Une première régionale pour la hanche.

Depuis le 15 juin, la clinique Sainte-Anne à Langon utilise le bras robotisé Mako pour assister ses chirurgiens dans la pose de prothèses articulaires. L’établissement girondin réalise déjà plus de 500 prothèses par an. Pour la chirurgie de la hanche, c’est une première en Nouvelle-Aquitaine.

« Avec le robot, on sait ce que l’on fait au millimètre », résument les docteurs Yohan Legallois et Édouard Hazotte, spécialistes du genou et de la hanche. « On propose au patient une prothèse personnalisée en respectant l’anatomie du malade. Cela évite la luxation et la douleur. On règle la prothèse de hanche à l’anatomie du patient. »

Le bras robotisé reste à 100 % sous la direction du chirurgien. À ses côtés, un ingénieur biomédical planifie l’opération sur un écran de contrôle, selon les préférences du praticien. Le robot élabore un modèle anatomique en 3D à partir d’un scanner.

En chiffres
500+
prothèses posées par an
à la clinique Sainte-Anne
< 1 mm
précision du geste robotisé
selon les chirurgiens
15 juin
démarrage de la chirurgie robotisée
à Langon en 2026
2018
première utilisation du Mako
à la clinique Tivoli pour le genou

Une planification chirurgicale modifiée

« Le robot nous permet de mieux réfléchir à comment implanter la prothèse, comme on le souhaite », explique le Dr Julien Bardou-Jacquet, spécialiste de la chirurgie du genou. « La pose est plus rapide[1]. »

Le chirurgien insiste sur le contrôle total du geste : « C’est rassurant pour le patient et c’est toujours nous qui avons le contrôle. Tout est plus facile et il n’y a pas de contrainte financière pour le patient qui a zéro reste à charge. C’est le chirurgien et la clinique qui prennent en charge le coût de l’utilisation du robot. »

La clinique Sainte-Anne et la clinique Tivoli à Bordeaux appartiennent au même groupe, Saint-Gatien. Les chirurgiens utilisent déjà le Mako à Tivoli depuis 2018 pour le genou. « On l’utilise à la clinique Tivoli. Il n’y a pas d’infection, zéro fracture, zéro surcharge supplémentaire. Cette technique robotisée tire les chirurgiens vers le haut. Avec le bras robotisé, plus on s’approche des zones dangereuses, plus le robot serre les rotules. »

Récupération plus rapide pour le patient

Au niveau de la sécurité, le robot facilite le geste chirurgical. Les équipes ont pu adapter leur technique. « On peut effectuer parfaitement le geste à moins d’un millimètre. Cela saigne moins et le patient récupère plus rapidement. Cela n’a rien à voir avec la prothèse du genou d’il y a 10 ans. Les patients, pendant 4 ou 5 jours souffraient pas mal. À présent, ils rentrent chez eux le soir. »

Créé dans les années 2000 par la société Stryker en Floride, le bras robotisé Mako (du nom d’une espèce de requin) a été utilisé pour la première fois en 2006. La clinique Tivoli à Bordeaux l’emploie depuis 2018 pour la chirurgie du genou. L’appareil génère un modèle 3D à partir d’un scanner réalisé en amont, permettant au chirurgien de planifier l’intervention avec précision.

« Le patient est rassuré quand il entre (en marchant) dans le bloc et découvre le robot qui n’est pas une grosse machine », poursuit le Dr Bardou-Jacquet. « Il y a un scanner à faire, cela prend une demi-journée. En 2 heures, avec le principe de la RRAC, on voit tout le monde. »

Pourquoi ce robot change la pose de prothèses

Précision millimétrique
Le bras robotisé Mako permet de poser la prothèse à moins d'un millimètre près, en s'adaptant à l'anatomie du patient. Le chirurgien garde le contrôle total du geste, tandis que le robot sécurise les zones sensibles.
Récupération accélérée
Les patients rentrent chez eux le soir de l'intervention, contre plusieurs jours d'hospitalisation et de douleurs importantes il y a 10 ans. La technique saigne moins et réduit les complications post-opératoires.
Accessibilité garantie
La clinique Sainte-Anne prend en charge le coût du robot. L'intervention est proposée sans reste à charge pour le patient, dans le cadre des remboursements classiques de l'Assurance Maladie et des complémentaires santé.
Première régionale hanche
L'utilisation du Mako pour la hanche est une première en Nouvelle-Aquitaine. Le robot est déjà employé depuis 2018 à la clinique Tivoli de Bordeaux pour le genou, au sein du même groupe Saint-Gatien.

Zéro reste à charge pour le patient

Arnaud Troissant, directeur de la clinique, souligne la politique tarifaire adoptée : « La clinique Sainte-Anne a souhaité que l’accès à cette chirurgie de précision du bras robotisé Mako ne génère aucune contrainte supplémentaire pour les patients. L’ensemble des interventions réalisées avec l’assistance robotique Mako est proposé sans reste à charge, dans le cadre des remboursements de l’Assurance Maladie et des complémentaires santé. Cette politique tarifaire reflète une conviction : l’innovation médicale doit être accessible à tous les patients, indépendamment de leur situation financière. »

L’objectif de la clinique Sainte-Anne est aussi de drainer des patients du Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques et des départements alentour. « La clinique a fait un geste fort, elle a confiance en l’orthopédie », affirme le Dr Bardou-Jacquet.

Le Dr Pommier est membre de l’Institut de Chirurgie Assistée par RobotiquE (ICARE), qui regroupe également les Drs Bardou-Jacquet (clinique Sainte-Anne, Langon), Blaquière (clinique Tivoli Ducos, Bordeaux), Hazotte (clinique Sainte-Anne, Langon) et Lafontan (Nouvelle Clinique Bordeaux Tondu, Floirac)[3]. Ce réseau régional permet de partager les pratiques et de développer la chirurgie robotique orthopédique en Nouvelle-Aquitaine.

Chirurgie robotisée à Langon : les faits clés

  • Le bras robotisé Mako est utilisé depuis le 15 juin à la clinique Sainte-Anne de Langon pour la hanche et le genou
  • C'est une première en Nouvelle-Aquitaine pour la chirurgie robotisée de la hanche
  • La clinique réalise plus de 500 prothèses par an
  • Les patients rentrent chez eux le soir même de l'intervention, contre 4 à 5 jours de souffrance il y a 10 ans
  • L'intervention est proposée sans reste à charge pour le patient
  • Le robot a été créé par Stryker en Floride et utilisé pour la première fois en 2006
Laure Girard
Laure Girard
Laure Girard, rédactrice régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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