Charles Maitenaz a repris Accetis International à Caen alors que son entourage le croyait fou. L’entreprise normande vend ses paillassons à l’international.
Caen comme base de lancement mondial
Les paillassons ne font pas rêver. Pourtant, c’est depuis Caen qu’Accetis International les expédie aux quatre coins du monde. Derrière cette réussite, un homme : Charles Maitenaz, qui a repris l’entreprise quand personne ne lui donnait raison.
« On me disait que j’étais malade », confie-t-il. Le scepticisme de son entourage n’a pas suffi à le faire renoncer. Aujourd’hui, l’entreprise normande démontre qu’un produit jugé banal peut devenir un vecteur d’exportation solide, depuis un territoire qui n’est pas a priori associé au commerce mondial de ce type de produit.
Un pari sur la reprise d’entreprise en Normandie
La reprise d’une société est rarement un chemin tracé d’avance. Pour Maitenaz, le choix d’Accetis International relevait d’une conviction personnelle contre le consensus ambiant. Ce type de démarche, racheter une structure existante plutôt que de créer ex nihilo, présente ses propres risques : héritage social, dettes, marchés à reconquérir.
Que l’entreprise ait survécu à cette phase critique et qu’elle rayonne désormais à l’export dit quelque chose de la solidité du modèle qu’il a construit. La Normandie, avec son tissu industriel et sa proximité des ports du Havre et de Rouen, offre une logistique favorable pour atteindre les marchés étrangers. [5]
Ce que cette PME normande dit de l'export industriel
Le marché mondial du tapis d’entrée, un segment discret mais porteur
Le paillasson est un produit de grande consommation, présent dans chaque foyer, chaque commerce, chaque hôtel. La demande est structurelle, les cycles sont longs, la concurrence internationale est réelle mais fragmentée. Pour une PME normande, s’y imposer à l’export suppose une capacité de production fiable, une offre différenciée et une logistique maîtrisée.
Accetis International a manifestement trouvé la combinaison. La vente à l’international depuis Caen, ville de taille moyenne, illustre qu’un ancrage local n’est pas un frein à la conquête de marchés lointains, à condition que le produit et l’organisation suivent.
L’industrie normande face au défi de l’exportation
La Normandie est une région industrielle dense, portée par la chimie, l’automobile, l’agroalimentaire et la logistique. Mais les PME qui parviennent à bâtir une clientèle internationale depuis leurs sites normands restent moins visibles que les grands groupes. L’histoire d’Accetis International s’inscrit dans cette réalité : des structures à taille humaine qui construisent leur développement à l’export sans tambour ni trompette.
Pour la filière, ce type de trajectoire compte. Un dirigeant qui reprend une entreprise fragilisée et la hisse sur les marchés mondiaux, c’est un emploi préservé, une compétence maintenue sur le territoire, et une démonstration que la reprise-transmission peut être un levier de compétitivité autant que la création pure.
Un récit qui dépasse la carte de visite
Ce que Charles Maitenaz raconte, c’est aussi la solitude du repreneur face au doute collectif. « On me disait que j’étais malade » : la formule résume mieux qu’un bilan comptable ce que représente le risque entrepreneurial. Prendre le contrôle d’une entreprise que personne n’envie, sur un produit que personne ne remarque, pour en faire un acteur de l’export mondial, c’est une forme de pari industriel rarissime.
Accetis International exporte ses paillassons depuis Caen. La phrase, banale en apparence, recouvre un parcours qui mérite d’être documenté, à l’heure où la réindustrialisation française cherche ses modèles dans les territoires.
Accetis International Caen : reprise et export mondial
- Charles Maitenaz a repris Accetis International à Caen malgré les avis négatifs de son entourage.
- L'entreprise vend des paillassons à l'international depuis la Normandie.
- La reprise-transmission d'entreprise est le modèle à l'origine de cette success story exportatrice.
Sources
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