Le collectif des résidents de la Maison Églantine et de l’Unité de soins de longue durée l’a dit sans détour : 70 euros en 2030, pas un centime de plus. Vendredi 31 août, lors de la première table ronde avec les élus, la direction du Centre hospitalier François-Dunant et le préfet, les représentants des familles ont posé leur offre : 5 euros d’augmentation du tarif journalier d’hébergement au 1er septembre 2026, contre les 10 euros initialement évoqués par l’établissement. Une ligne rouge tracée à la règle, dans la salle de délibération de la collectivité territoriale.
« On a fait une proposition ce soir de 5 euros d’augmentation, au lieu de 10 euros. Donc maintenant, la balle est dans le camp de l’hôpital. Je pense que ça va être accepté maintenant ; ça va être à la direction du CHFD de répondre à cette question. Mais nous, il n’est pas question qu’on aille au-dessus pour cette année. Et puis arriver à 70 euros en 2030 », détaille Stéphane Perrin, membre du collectif.
Concrètement, cela signifie un tarif journalier à 65 euros dès le 1er septembre 2026, dépendance comprise, puis un étalement de 5 euros supplémentaires sur quatre ans pour atteindre les 70 euros en 2030. Pas plus. « On n’ira pas au-dessus de ça. Ça, c’est non négociable. Après, ce sera aux élus, le député et la sénatrice, d’aller chercher les financements là où ils vont pouvoir les trouver. Nous, on s’arrête là », poursuit Perrin.
Une hausse qui était passée mal en mars
Le climat était tendu depuis plusieurs mois. À la mi-mars 2026, les familles avaient appris que le tarif d’hébergement grimperait de 60 à 70 euros par jour dès le 1er avril. Une hausse de 10 euros d’un coup, soit 300 euros de plus chaque mois. Pascal Desdouets, dont la mère de 80 ans vit au « moins un » de la Maison Églantine, avait fait le calcul : avec une retraite de 1 320 euros et une aide au logement de 312 euros, soit 1 632 euros par mois, sa mère ne couvre déjà pas le tarif actuel de 1 860 euros pour un mois de 31 jours. La hausse annoncée passait mal[1].
Le collectif s’était alors constitué, les échanges s’étaient engagés avec la direction du CHFD. Ce vendredi 31 août, la rencontre attendue a eu lieu. Une heure d’échanges à huis clos, pour aborder l’augmentation des tarifs, mais aussi la prise en charge et l’autonomie des seniors. « On a été écoutés, entendus. Maintenant, il faut savoir que le collectif arrive au bout de son chemin. Aujourd’hui, il ne nous appartient pas de continuer le combat. C’est assez complexe. Je pense qu’on a toute confiance à avoir en nos élus et puis nos représentants afin de bien veiller », confie Pascal Desdouets.
La direction du CHFD n’a pas encore répondu
Les cartes sont désormais entre les mains du Centre hospitalier François-Dunant. La direction doit accepter ou refuser la proposition du collectif : 5 euros au lieu de 10, et un étalement jusqu’en 2030. Pour l’heure, contactée, elle n’a pas donné suite. L’ambiance était détendue dans la salle de délibération, vendredi, mais la réponse de l’établissement dira si la table ronde a vraiment fait bouger les lignes. Les résidents, eux, ont tracé la leur : 70 euros en 2030, pas au-delà . Aux élus et aux financeurs de trouver comment tenir l’équilibre.
Sources
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