La 15e étape du Tour de France, ce dimanche 19 juillet, conduit le peloton de Champagnole au plateau de Solaison. Une première pour la Grande Boucle.
Samedi, Tadej Pogacar a signé sa quatrième victoire d’étape au Markstein, dans les Vosges, en solitaire. Ce dimanche, le Slovène aborde l’entrée dans les Alpes en position de force. La 15e étape, longue de 184 kilomètres, se conclut au sommet du plateau de Solaison, en Haute-Savoie. C’est la première fois que le Tour emprunte cette ascension, classée hors catégorie.
Le profil du jour laisse peu de répit. Deux montées très raides concentrent la difficulté dans le final. D’abord le col de la Croisette, 5 kilomètres à 11,2 % de pente moyenne. Puis, après un bref passage par Arbusigny, la montée vers le plateau de Solaison : 11,3 kilomètres à 9,1 %. Le départ est donné depuis Champagnole, dans le Jura. Le peloton traverse Valserhône, La Roche-sur-Foron, avant de piquer vers les hauteurs du massif des Bornes.
Paul Seixas, 23 ans, a décroché le maillot blanc de meilleur jeune à l’issue de l’étape vosgienne[2]. Il le défend ce dimanche face aux grimpeurs, dans un terrain qui peut faire exploser le classement général. La route qui monte à Solaison est étroite, sinueuse, redoutée des cyclistes locaux. Elle culmine à 1 508 mètres d’altitude et enchaîne des passages continus au-dessus de 10 %.
Pogacar en démonstration depuis le début des Vosges
Le coureur d’UAE Team Emirates sort d’une étape maîtrisée samedi. Il a attaqué dans la montée finale vers le Markstein, laissant ses rivaux directs à distance. Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel, Primož Roglič : aucun n’a pu suivre. Le Slovène a franchi la ligne avec plusieurs longueurs d’avance, creusant encore son écart au général.
La montée finale vers Solaison pourrait produire le même scénario. Le col de la Croisette, très raide, offre un premier tremplin pour les attaques. Les favoris savent qu’un coup porté là-haut peut se révéler décisif. Ensuite, la montée vers le plateau ne laisse aucune place à la récupération : pente régulière, pas de replat, peu de virages épinglés mais une route qui s’élève sans relâche.
Les organisateurs ont choisi cette ascension pour sa difficulté et son caractère inédit. Le Tour n’était jamais passé par là. Les coureurs découvrent le terrain, même si certains ont reconnu le parcours. La montée démarre depuis les villages du massif des Bornes et serpente à travers des forêts avant de déboucher sur le plateau[4].
Une étape qui peut figer la hiérarchie avant la dernière semaine

Positionnée en milieu de deuxième semaine, cette 15e étape arrive au moment où les écarts se creusent. Les favoris du général savent qu’une défaillance ici peut coûter cher. L’enchaînement Croisette-Solaison est un test de vérité : impossible de se cacher dans le peloton, impossible de compter sur un équipier pour combler un retard.
Le plateau de Solaison accueille une arrivée inédite, loin des stations de ski habituelles. C’est un site de moyenne montagne, moins connu du grand public que l’Alpe d’Huez ou le col de la Madeleine, mais tout aussi exigeant. Les pentes raides, la longueur de la montée et l’enchaînement avec le col de la Croisette en font l’une des étapes les plus dures de cette édition 2026[1].
Paul Seixas, qui porte son premier maillot blanc sur la Grande Boucle, va découvrir ce que signifie défendre une tunique distinctive dans les Alpes. Le Français n’a jamais connu pareille exposition. L’étape du jour dira si sa forme lui permet de résister aux meilleurs grimpeurs du peloton.
Pourquoi cette étape peut tout changer
Champagnole-Solaison, un parcours qui traverse trois départements
Le départ est donné à Champagnole, dans le Jura. Le peloton roule ensuite vers l’Ain, passe par Valserhône, puis entre en Haute-Savoie. Les routes traversent Saint-Laurent-en-Grandvaux, La Roche-sur-Foron, avant de bifurquer vers le massif des Bornes[5]. Les spectateurs savoyards peuvent admirer le peloton sur plusieurs points du parcours, notamment à l’approche de la montée finale.
La route vers Solaison emprunte des villages de montagne peu habitués à accueillir la Grande Boucle. C’est un territoire de cyclisme amateur, de cols cachés et de routes escarpées. L’arrivée au sommet du plateau offrira un panorama sur les massifs environnants, mais les coureurs n’auront probablement pas le loisir d’en profiter.
Tadej Pogacar part favori de cette étape. Sa domination depuis le début du Tour lui donne une marge confortable. Mais la montagne réserve parfois des surprises. Un coup de moins bien, une chute, une stratégie adverse bien menée : tout peut arriver. Le plateau de Solaison écrira ce dimanche une page inédite de l’histoire du Tour. Reste à savoir qui sera l’auteur de cette page.
Tour de France 2026 : l'étape 15 en bref
- 15e étape : Champagnole (Jura) → Plateau de Solaison (Haute-Savoie), 184 km
- Première arrivée au plateau de Solaison dans l'histoire du Tour de France
- Tadej Pogacar a remporté samedi sa 4e étape, au Markstein, en solitaire
- Paul Seixas a décroché le maillot blanc de meilleur jeune samedi
- Col de la Croisette (5 km à 11,2 %) puis montée finale (11,3 km à 9,1 %)
- Arrivée hors catégorie à 1 508 m d'altitude, route étroite à travers le massif des Bornes
Sources
4 sources · 4 faits vérifiés

