En 2025, l’économie de la Polynésie française a affiché une dynamique positive, portée par deux secteurs moteurs : le tourisme international et la filière perlicole.
Les données disponibles sur cette période pointent vers une amélioration sensible des indicateurs économiques du territoire, dans un contexte mondial encore marqué par des incertitudes sur les flux de voyageurs et les cours des matières premières. La Polynésie, dont l’économie repose structurellement sur ces deux piliers, a su tirer profit d’une conjoncture plus favorable.
Le tourisme retrouve de la vigueur
La fréquentation touristique a constitué l’un des principaux ressorts de la croissance polynésienne en 2025. Le territoire, dont Tahiti et Bora Bora restent les destinations phares, bénéficie d’une clientèle internationale à fort pouvoir d’achat, notamment en provenance des États-Unis et d’Europe. La reprise des liaisons aériennes longue-courrier et le retour des croisiéristes ont soutenu l’activité hôtelière et l’ensemble de la chaîne de services locaux.
Ce regain d’activité se répercute directement sur l’emploi et les recettes fiscales du Pays, dont les finances publiques restent étroitement liées aux entrées de visiteurs.
La perle noire, valeur d’exportation
La perliculture a également contribué à la bonne tenue de l’économie locale en 2025. La perle de Tahiti, produite quasi exclusivement en Polynésie française, reste l’un des premiers postes d’exportation du territoire. La filière, qui avait souffert de plusieurs années de surproduction et de chute des prix, a poursuivi sa restructuration, avec un accent mis sur la qualité et la valorisation à l’international.
Les marchés asiatiques, en particulier la Chine et le Japon, demeurent les principaux débouchés. Une demande soutenue sur ces marchés en 2025 a permis aux producteurs polynésiens de maintenir des prix à l’export à un niveau rémunérateur.
Ces deux secteurs réunis illustrent la fragilité structurelle d’une économie insulaire dépendante de quelques débouchés extérieurs, mais aussi sa capacité à rebondir quand les conditions internationales s’y prêtent. La question de la diversification économique reste posée pour les années à venir.
