Sébastien Loeb écrase la concurrence à la 41e édition du Rallye Vosges Grand Est. Derrière lui, Yoann Bonato, Hugo Margaillan et le local Quentin Gilbert se disputent chaque dixième.
Sur les routes des Vosges, Loeb fait ce qu’il veut. Le nonuple champion du monde, qui prenait en main sa Ford Fiesta WRC dès le shakedown de Corcieux, a signé le meilleur temps sur chaque spéciale disputée jusqu’à la mi-journée. Sur la SS5, il devance encore son premier poursuivant de 8,9 secondes. Un écart qui, dans un rallye aussi disputé, ressemble davantage à une humiliation qu’à une simple avance.
Son copilote Laurène Godey ne perd pas un mètre. Le duo fait cavalier seul.
Margaillan s’impose derrière, Bonato résiste
La vraie guerre se joue entre la deuxième et la quatrième place. Hugo Margaillan et Mathieu Coppa, sur Hyundai i20N Rally2, ont signé le deuxième temps de la SS5, creusant sept dixièmes sur Yoann Bonato et Benjamin Boulloud. Raphaël Astier et Marie-Noëlle Ratier, sur Porsche 992 GT+, se glissent entre les deux équipages, à six dixièmes de Margaillan.[2]
Bonato, lui, arrive à ce rallye dans des circonstances compliquées. Le leader du championnat de France avant l’épreuve a subi une sortie de route sur le shakedown du vendredi, forçant son équipe à rapatrier en urgence une seconde Porsche depuis Lyon. Une question réglementaire se posait alors : cette voiture de remplacement serait-elle homologuée au départ avec un coéquipier différent de Denis Giraudet ? Quoi qu’il en soit, Bonato a pris le départ sur sa Lancia Ypsilon Rally2 HF Integrale et pointe en quatrième position au classement provisoire, à 7,4 secondes de Margaillan.[1]
Le duel Bonato-Astier tient toute sa promesse malgré les aléas. Depuis le début de la saison 2026, la Porsche 992 a rebattu les cartes du championnat de France. Astier mène deux succès contre un pour Bonato. Ce Vosges Grand Est devait en être le quatrième acte, mais les circonstances du week-end ont brouillé les cartes.
| Position | Équipage | Voiture | Écart au leader |
|---|---|---|---|
| 1 | Loeb / Godey | Ford Fiesta WRC | – |
| 2 | Margaillan / Coppa | Hyundai i20N Rally2 | +8,9 s (sur la SS5) |
| 3 | Astier / Ratier | Porsche 992 GT+ | – |
| 4 | Bonato / Boulloud | Lancia Ypsilon Rally2 HF Integrale | –7,4 s sur Margaillan |
| 5 | Darmezin / Quartini | Hyundai i20N Rally2 | – |
| 6 | Gilbert / Guieu | Porsche 992 GT+ | – |
Source : AutoHebdo
Quentin Gilbert, le Vosgien dans le top 5
Il y a un nom qui réjouit le public local : Quentin Gilbert. Le pilote vosgien, associé à Christopher Guieu sur Porsche 992 GT+, pointe dans le top 5 à la mi-journée. Sixième sur la SS5 au scratch, il se maintient dans les premières positions du classement général, à la grande satisfaction des spectateurs qui jalonnent les spéciales.[2]
Gilbert n’est pas un inconnu dans la région. En 2023, il s’était montré intouchable sur le Rallye de Lorraine, dominant l’épreuve de bout en bout. Dans les Vosges, le pilote local n’a donc rien à prouver, mais tout à confirmer face à un plateau qu’on attendait pas aussi relevé.[5]
Derrière les premiers, la course reste ouverte dans plusieurs catégories. En Clio Trophy France, Benjamin et Florent Fagnone ont signé le meilleur temps sur la spéciale, grappillant du terrain sur les leaders provisoires Paul et Adèle Dachicourt. Dans le Michelin Amateur Trophy, la bataille entre les deux Peugeot 208 Rally4 se poursuit, sans qu’aucune des deux équipes ne parvienne à s’échapper.
Pourquoi ce Vosges Grand Est pèse sur le championnat de France
L’après-midi : championnat en jeu
La seconde rotation de la journée va compter double pour le championnat de France. Margaillan a su profiter des difficultés de Bonato pour s’immiscer dans la bataille, et Astier reste à portée. Chaque spéciale peut redistribuer les points.
Loeb, lui, évolue dans une autre dimension. Présent sur le shakedown dès jeudi pour parfaire sa prise en main de la Fiesta WRC, il enchaîne les meilleurs temps avec une régularité qui rappelle pourquoi son palmarès reste hors normes. La question n’est plus de savoir s’il va gagner, mais de combien.
Rallye Vosges Grand Est 2026 : les chiffres clés de la mi-journée
- Sébastien Loeb signe le meilleur temps sur chaque spéciale depuis le départ.
- Yoann Bonato a dû changer de voiture après une sortie de route au shakedown.
- Le Vosgien Quentin Gilbert pointe dans le top 5 sur Porsche 992 GT+.
- Hugo Margaillan creuse 7,4 secondes sur Bonato au classement général.
- Raphaël Astier mène 2 victoires à 1 contre Bonato en championnat de France 2026.
Sources
3 sources · 4 faits sourcés
