La Renault R4 électrique s’est imposée très vite sur le segment des B-SUV électriques, avec une part de marché dépassant déjà les 20 % selon Guillaume Sicard, directeur de Renault France.
C’est le chiffre qui frappe. En quelques mois de commercialisation, la R4 électrique a capté plus d’un acheteur sur cinq dans sa catégorie, le B-SUV électrique, l’un des segments les plus disputés du marché français. Guillaume Sicard, à la tête de Renault France, l’a confirmé : la voiture s’installe comme l’une des références du segment, face à des rivaux comme la Volkswagen ID.3, la Peugeot e-2008 ou encore la Volvo EX30.
Une R4 qui s’impose d’emblée sur le B-SUV électrique
Le retour de la R4 sous badge électrique n’était pas gagné d’avance. Le nom portait une charge symbolique considérable, et le risque de décevoir les nostalgiques était réel. Les chiffres avancés par Sicard suggèrent que Renault a réussi à transformer l’héritage en argument commercial concret. Plus de 20 % de part sur un segment aussi dense, c’est une performance que peu de lancements atteignent aussi vite.
La R4 E-Tech électrique repose sur la plateforme AmpR Medium, partagée avec le Scénic E-Tech. Elle développe 150 ch dans sa version principale, avec une batterie de 52 kWh offrant une autonomie annoncée autour de 400 km en cycle WLTP. Le prix de départ se positionne sous les 35 000 euros, ce qui la rend accessible aux aides à l’achat, dont le leasing social lorsqu’il est actif.
Renault France : les priorités de Guillaume Sicard
Guillaume Sicard dirige Renault France depuis plusieurs années. Son entreprise personnelle, distincte de ses fonctions chez Renault, est enregistrée à Les Thuiles dans les Alpes-de-Haute-Provence depuis 2010, selon les données officielles de l’INSEE et de l’INPI consultables sur data.gouv.fr.
Son discours sur la R4 s’inscrit dans une stratégie plus large : Renault veut tenir son rang de premier constructeur en France sur l’électrique, dans un contexte où les ventes de véhicules électrifiés restent sous pression côté pouvoir d’achat. La R4 est présentée comme l’un des piliers de ce maintien, aux côtés de la R5 E-Tech, lancée avant elle et qui a également affiché des débuts solides sur le segment des citadines électriques.
Un segment B-SUV électrique sous haute tension concurrentielle
Le B-SUV électrique est aujourd’hui l’un des terrains les plus animés de l’automobile européenne. Volkswagen y pousse l’ID.3 restylé, Stellantis y aligne la Peugeot e-2008 et l’Opel Mokka Electric, Hyundai y place le Kona Electric. Dépasser les 20 % dans cet environnement, sans ancienneté de gamme sur ce segment précis, place la R4 dans une position que Renault n’avait pas occupée depuis longtemps sur l’électrique premium abordable.
La suite dépendra de la capacité de l’usine de Douai à tenir les cadences, et des arbitrages gouvernementaux sur les aides à l’achat, dont chaque variation fait bouger les courbes de ventes de façon immédiate.


