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Saint-Lumine-de-Coutais : ferme du 19e siècle démolie, 2,5 millions d’euros pour une médiathèque

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La ferme du presbytère n’existe plus à Saint-Lumine-de-Coutais. Les murs épais, la glycine grimpante, les quatre piliers cylindriques du hangar à foin, l’étable où des ardoises portaient encore le nom des vaches dans les années 1970 : tout cela est tombé. Sur cette parcelle, au bord du lac de Grand Lieu, la municipalité construit désormais sa médiathèque, l’investissement majeur de la mandature.

Le projet était sur la table fin 2024. Le conseil municipal avait validé les plans présentés par l’agence Bigre Architecture, installée à Nantes. Le permis de construire obtenu, les premiers coups de pioche sont intervenus en novembre 2025 avec la dépose de la glycine et du porche du Clos des Buis. Puis, au début de l’année, les bâtiments eux-mêmes ont été démolis.

Une ferme de cure bicentenaire disparue

Michel Groisard, historien local, a vu partir ces murs qu’il connaissait bien. « Ces bâtiments constituaient la ferme de la cure, avec notamment le hangar avec les quatre piliers cylindriques pour le stockage du foin et de la paille, mais aussi l’étable avec, au-dessus de la porte, une niche où était placée une statue de saint Cornély, saint breton protecteur du bétail. Dans les années 1970, à l’intérieur, étaient encore visibles des ardoises avec le nom des quelques vaches. »

La construction du nouveau bâtiment a commencé dès octobre dernier. D’ici 2027, la commune disposera d’un équipement culturel dimensionné pour ses habitants.

2,47 millions d’euros, dont 1,2 million d’emprunt

Aurélie Donnard, adjointe à la culture, a détaillé le montage financier devant le conseil. Le coût total s’élève à 2 473 482 euros TTC[2]. Les subventions couvrent 53,50 % du projet. L’autofinancement communal représente 1 380 248 euros, dont un emprunt de 1,2 million d’euros. Pour une commune de la taille de Saint-Lumine-de-Coutais, la charge est lourde mais assumée : l’ouverture est prévue en 2027[2].

Sur le chantier, les fondations remplacent les anciennes étables. Le lieu-dit était connu des anciens : hangar, paille, bêtes, niche à saint. Ce qui pousse à présent, c’est un équipement neuf, sur un terrain chargé d’histoire locale que seuls les plus âgés se rappellent encore.

Sophie Mercier
Sophie Mercier
Sophie Mercier, rédactrice régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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