Le Norvégien Soren Waerenskjold a remporté mercredi la 11e étape du Tour de France entre Vichy et Nevers, signant du même coup l’étape de route la plus rapide de l’histoire : 50,91 km/h de moyenne.
161,3 kilomètres en un peu plus de trois heures. Un peloton lancé à fond, un vent favorable, une échappée avalée à moins de dix bornes de l’arrivée. Le sprint final a consacré un coureur de 26 ans qui signait mercredi à Nevers sa première victoire d’étape sur la Grande Boucle : Soren Waerenskjold, membre de l’équipe Uno-X Mobility. Le Norvégien a devancé sur la ligne le Néerlandais Olav Kooij (Decathlon-CMA CGM) et le Français Milan Fretin (Cofidis).
La vitesse moyenne du jour a pulvérisé tous les records pour une étape de route du Tour : 50,91 km/h. Jamais dans les 113 éditions de la course le peloton n’avait maintenu un tel rythme sur une étape entière, hors contre-la-montre. Les coureurs semblaient pressés de rallier l’arrivée. Le tempo, soutenu dès la sortie de Vichy, n’a jamais vraiment fléchi. Quatre échappés ont bien tenté leur chance, sans jamais prendre plus d’une minute quarante d’avance. À quarante kilomètres du but, Julian Alaphilippe, ancien champion du monde et ancien porteur du maillot jaune, a décroché dans une courte montée. Ses trois compagnons (Anthon Charmig, Mathis Le Berre et Nelson Oliveira) ont résisté jusqu’à dix kilomètres de la ligne, puis le peloton les a rattrapés à quatre kilomètres, laissant place nette au sprint.
Un succès au bout d’un sprint désorganisé
Waerenskjold a lancé son effort de loin, plaçant sa roue dans les roues des favoris avant de jaillir dans les 200 derniers mètres. Olav Kooij, l’un des sprinteurs les plus rapides du plateau, n’a pas pu le contrer. Milan Fretin, troisième, offre à l’équipe Cofidis une belle satisfaction dans cette première quinzaine. Jasper Philipsen (Alpecin), crédité de la troisième place sur la ligne, a été déclassé après l’arrivée. Anthony Turgis (Total Énergies), sixième, prend la place de meilleur Français du jour.
Le coureur norvégien n’en était pas à son premier succès : il avait remporté en 2025 l’Omloop Het Nieuwsblad, classique belge du début de saison, déjà au sprint[4]. Mais c’est sur le Tour de France que tout le monde attend un sprinter. À 26 ans, il réussit son baptême du feu dans la plus grande course du monde.
Uno-X, première saison World Tour et deuxième étape
Cette victoire représente un tournant pour l’équipe Uno-X Mobility. La formation norvégienne dispute sa première année dans la cour des grands, au niveau World Tour. Elle avait déjà remporté une étape l’an dernier avec Jonas Abrahamsen. Cette année, elle a porté le maillot jaune pendant deux jours avec Torstein Traeen, avant que celui-ci ne chute et abandonne, victime d’une commotion cérébrale et de côtes cassées[2].
Avec Waerenskjold, Uno-X montre qu’elle peut rivaliser avec les géants du sprint sur la route. La formation nordique dispose d’un effectif complet : Magnus Cort Nielsen, Anthon Charmig, Anders Skaarseth et les deux frères Johannessen (Tobias et Anders Halland) complètent un groupe capable de tenir tête aux locomotives habituelles.
| Position | Coureur | Équipe |
|---|---|---|
| 1er | Soren Waerenskjold | Uno-X Mobility |
| 2e | Olav Kooij | Decathlon-CMA CGM |
| 3e | Milan Fretin | Cofidis |
| 6e | Anthony Turgis | Total Énergies |
Source : Al Jazeera
Pourquoi cette étape entre dans l'histoire du Tour
Girmay grignote des points, Pedersen peine
Au classement du maillot vert, l’Érythréen Biniam Girmay continue sa montée en puissance. Il a terminé cinquième et réduit l’écart sur le Danois Mads Pedersen, relégué à la dixième place seulement. Pedersen, qui portait encore le maillot vert il y a quelques jours, ne compte plus que 43 points d’avance[2]. Le duel entre les deux hommes promet de belles batailles dans les prochaines étapes de plaine.
Les sprinteurs savent qu’il reste peu d’occasions pour briller. Les Alpes se profilent, et avec elles, le règne des grimpeurs. Waerenskjold, Kooij, Girmay et les autres devront saisir les rares fenêtres de tir avant que la montagne ne bouleverse la hiérarchie du classement général.
Jeudi, la course prendra la direction de Dole pour une nouvelle journée propice aux baroudeurs ou aux sprinteurs. Les équipes de tête devront surveiller les échappées, et les favoris au général pourront encore souffler avant les Pyrénées.
Étape 11 du Tour 2026 : les faits marquants
- Soren Waerenskjold (Uno-X) remporte sa première étape sur le Tour de France à 26 ans
- Étape la plus rapide de l'histoire du Tour de France : 50,91 km/h de moyenne sur 161,3 km
- Uno-X Mobility dispute sa première saison World Tour et signe sa deuxième victoire d'étape sur le Tour
- Biniam Girmay revient à 43 points de Mads Pedersen au classement du maillot vert
- Jasper Philipsen déclassé après l'arrivée ; Anthony Turgis premier Français (6e)
Sources
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