Le Centre national d’études spatiales a confirmé que Thomas Pesquet et Arnaud Prost rejoindront l’espace en 2027, portant à deux le nombre d’astronautes français en activité simultanée.
L’annonce est signée du CNES lui-même. Les deux astronautes français sont officiellement programmés pour des missions l’an prochain. Thomas Pesquet, figure de la cosmonautique européenne avec deux séjours à bord de la Station spatiale internationale, et Arnaud Prost, recruté par l’ESA en 2022 dans la dernière promotion d’astronautes européens, figurent tous deux au calendrier 2027.
Arnaud Prost, première mission pour le benjamin de l’ESA
Pour Prost, ce vol constituerait un premier départ en orbite. Sélectionné parmi des milliers de candidats lors de la campagne de recrutement de l’Agence spatiale européenne, il a depuis achevé sa formation de base à Houston et au Centre européen des astronautes de Cologne. Sa montée en puissance correspond au rythme habituel d’une promotion : environ quatre à cinq ans entre la sélection et le premier vol assigné.
Pesquet, lui, enchaînerait avec un troisième séjour dans l’espace, après Alpha en 2021 et une première mission en 2016-2017.
Le CNES au coeur du suivi des astronautes français
Le Centre national d’études spatiales coordonne côté français le suivi médical, la préparation scientifique et la communication autour des missions habitées menées sous pavillon ESA. Cette double présence française en 2027 s’inscrit dans une période où l’Europe cherche à peser davantage dans les programmes d’exploration, notamment dans le contexte de la transition vers la future station orbitale Lunar Gateway et des négociations en cours sur l’accès français aux vols commerciaux.
Un calendrier spatial français chargé jusqu’en 2028
La confirmation de ces deux missions renforce la visibilité de la France dans le segment habité à un moment où ArianeGroup et le CNES multiplient les discussions sur la souveraineté d’accès à l’orbite. Aucun lanceur européen n’assure aujourd’hui de vol habité en autonomie : les deux astronautes décolleront vraisemblablement à bord d’un véhicule américain, Crew Dragon de SpaceX ou Starliner de Boeing selon les attributions définitives de l’ESA.
Les détails de mission, durée de séjour et objectifs scientifiques embarqués, n’ont pas encore été communiqués par le CNES au moment de cette annonce.
