Vergnet a décroché deux projets de centrales photovoltaïques au sol à Wallis-et-Futuna pour un montant total de 4,3 millions d’euros, avec une production annuelle visée de 1,6 GWh.
L’industriel français spécialisé dans les énergies renouvelables a validé en juillet l’installation de deux centrales solaires dans l’archipel du Pacifique. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) et EEWF Engie, filiale du groupe français et distributeur local d’électricité, ont acté le déploiement de ces infrastructures sans système de stockage intégré.
Le premier site, baptisé LA’A2, prendra place dans le village de Mata-Utu, sur l’île de Wallis. Il développera une puissance de 806 kW et produira 1,1 GWh par an. Le second projet, FUTUNA PV2, s’installera à Nuku Alofa, sur l’île de Futuna, avec une puissance de 268 kW et une production annuelle de 481,7 MWh. Les deux centrales éviteront l’émission de 767 tonnes de CO2 chaque année.
Un contrat validé par la CRE en décembre
La CRE a publié sa délibération le 14 décembre dernier, portant décision sur l’évaluation de la compensation relative au projet de contrat d’achat entre EEWF et Vergnet-Pacific pour trois projets de fermes photovoltaïques au sol situées à Wallis et Futuna[2]. Le document valide l’équilibre économique du contrat d’achat d’électricité sur la durée d’exploitation des centrales.
Ces installations s’ajoutent à un marché d’éclairage public que Vergnet Pacific avait remporté en mai dernier pour équiper le territoire. Le projet global d’éclairage, étalé jusqu’en 2029, vise à doter Wallis-et-Futuna d’infrastructures lumineuses modernes, en cohérence avec la stratégie de développement durable du territoire[1].
| Projet | Localisation | Puissance installée | Production annuelle |
|---|---|---|---|
| LA’A2 | Mata-Utu (Wallis) | 806 kW | 1,1 GWh |
| FUTUNA PV2 | Nuku Alofa (Futuna) | 268 kW | 481,7 MWh |
| Total | 1 074 kW | ~1,6 GWh |
Source : Journal du Photovoltaïque
Une vingtaine d’emplois locaux pendant la construction
La phase de construction mobilisera une vingtaine d’emplois locaux pendant plusieurs mois. Pour Vergnet, le chantier représente une opportunité de renforcer son ancrage dans les territoires ultramarins français, où les énergies renouvelables constituent un levier stratégique de réduction de la dépendance aux hydrocarbures[3].
L’archipel de Wallis-et-Futuna, collectivité d’outre-mer de 11 000 habitants située à près de 16 000 kilomètres de Paris, peine encore à développer son mix énergétique. La production électrique locale repose largement sur des groupes diesel, générant des émissions élevées et des coûts d’exploitation importants. Les deux centrales solaires de Vergnet participeront à la transition énergétique du territoire, tout en répondant aux objectifs fixés par les programmes européens de soutien aux pays et territoires d’outre-mer (PTOM).
Pourquoi ces centrales comptent pour l'archipel
Un enjeu climatique et économique pour l’archipel
Entre 2014 et 2020, Wallis-et-Futuna a bénéficié d’une enveloppe de 19,6 millions d’euros au titre du développement numérique, déployée notamment sur la fibre optique et la télémédecine. Le territoire souhaite désormais concentrer ses fonds européens sur le développement du tourisme durable et la valorisation de ses ressources renouvelables, selon les programmes pluriannuels en cours de finalisation pour la période 2021-2027.
Le projet PROTEGE, mis en Å“uvre par la Communauté du Pacifique dans trois collectivités françaises du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna), a également accompagné la gestion durable des écosystèmes et le développement économique résilient au changement climatique. Doté de 36 millions d’euros, le programme s’est achevé en septembre dernier.
Vergnet, implanté dans plusieurs territoires ultramarins et insulaires, capitalise sur son expertise en énergies décentralisées et renouvelables. L’entreprise a construit son modèle sur des solutions adaptées aux contraintes logistiques et climatiques des îles : cyclones, isolement géographique, réseaux électriques de petite taille. À Wallis-et-Futuna, l’absence de stockage sur les deux centrales impose une gestion fine de l’intermittence solaire par le distributeur EEWF, en complémentarité avec les groupes thermiques existants.
Les travaux devraient débuter dans les prochains mois, en coordination avec les chantiers de modernisation de l’aéroport de Hihifo, programmés entre juin et août. L’acheminement des matériaux par voie maritime mobilisera le port de Mata-Utu et nécessitera une circulation accrue de camions entre le port et les sites d’installation.
Vergnet à Wallis-et-Futuna : les chiffres du contrat solaire
- Vergnet a remporté deux projets de centrales solaires au sol à Wallis-et-Futuna pour 4,3 millions d'euros
- La CRE a validé le contrat d'achat d'électricité entre EEWF et Vergnet-Pacific en décembre
- Les deux centrales (LA'A2 Ã Wallis, FUTUNA PV2 Ã Futuna) produiront 1,6 GWh par an
- 767 tonnes de CO2 seront évitées chaque année grâce à ces installations
- Une vingtaine d'emplois locaux seront créés pendant la phase de construction
- Vergnet avait déjà remporté le marché d'éclairage public du territoire en mai, étalé jusqu'en 2029
Sources
3 sources · 3 faits sourcés
