148 302 voitures électriques vendues en quatre mois, une part de marché qui grimpe à 27,8 % sur cinq mois : le marché français de l’électrique pulvérise ses propres plafonds en 2026, et ce n’est pas fini.
Les chiffres publiés par la Plateforme automobile (PFA) ne laissent aucune place au doute. Jamais la France n’avait vendu autant de voitures 100 % électriques en proportion du marché total. Sur les cinq premiers mois de l’année, la hausse cumulée des immatriculations atteint 55 %. En mai seul, le bond est de 81 % par rapport au même mois de 2025.
Le contexte joue clairement en faveur de l’électrique. Les prix du carburant ont progressé depuis le début du conflit au Moyen-Orient, même si la PFA reconnaît que l’effet sur les commandes ne se mesurera qu’à partir des données enregistrées en avril. Ce que les chiffres établissent avec plus de netteté, c’est l’impact des incitations à l’achat.
Renault en tête, Volkswagen qui accélère
En avril 2026, Renault reprend sa place de premier vendeur de voitures électriques en France après une parenthèse Tesla le mois précédent. Le groupe au losange tire profit d’une offre élargie vers l’entrée de gamme, dont la Twingo électrique citée par les constructeurs eux-mêmes comme facteur d’entraînement.[3] Sur le mois, 36 216 véhicules électriques ont été immatriculés, soit 26 % du marché total, d’après les données AAA Data publiées par Numerama.
Volkswagen s’illustre avec l’ID.4, qui enregistre une hausse de 180 % par rapport à avril 2025 et se hisse en quatrième position du classement mensuel, devant Tesla.[3] L’ID.3 suit en treizième place, avec 816 unités, en léger repli, dans l’attente de l’ID.3 Neo.
Du côté des motorisations, la photographie est sans ambiguïté. L’essence sans hybridation tombe à 14,9 % de parts de marché sur cinq mois, le diesel à 2,9 %. L’hybride toutes versions confondues couvre 50,9 % du marché, le 100 % électrique 27,8 %.[1]
100 000 véhicules supplémentaires via le leasing social dès juin
Le gouvernement passe la vitesse supérieure. Lors d’une allocution télévisée le 10 avril 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le doublement du leasing social : 100 000 nouveaux véhicules éligibles s’ajouteront aux 100 000 déjà mis sur la route depuis 2024, à raison de 50 000 par an.[5] Ce nouveau contingent est disponible dès juin 2026.
Les constructeurs attribuent la dynamique actuelle à trois facteurs combinés : un effet de rattrapage sur un début d’année 2025 particulièrement bas, une offre d’entrée de gamme désormais étoffée, et la loi contraignant les flottes d’entreprise à s’électrifier progressivement.[4] L’exécutif a par ailleurs fixé un objectif : deux voitures neuves sur trois devront être électriques d’ici 2030, avec une production nationale d’un million de véhicules comme cible, selon Numerama.
Sources
4 sources · 5 faits sourcés

