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Canicule en Centre-Val de Loire : jusqu’à 42,7°C au Louroux, la chaleur recule enfin samedi

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Le thermomètre a enfin consenti à baisser ce samedi 15 août. Pas de miracle : il a encore fait très chaud dans toute la région, mais après plusieurs jours à frôler ou dépasser les 40°C un peu partout, cette baisse de cinq degrés en moyenne s’est ressentie. À Orléans, Tours, Bourges, Blois, Chartres, on a soufflé un peu. Pas assez pour oublier : la nuit de vendredi à samedi a été tropicale presque partout, avec des minimales au-dessus de 20°C dans la plupart des villes. Dans les grandes agglomérations, le mercure affichait encore 25°C à minuit.

La veille, le jeudi 14 août, la région avait vécu l’une de ses journées les plus étouffantes. Au Louroux, en Indre-et-Loire, la station Météo Centre-Val de Loire avait enregistré 42,7°C, un record local pour cet épisode caniculaire. À Salbris, dans le Loir-et-Cher, on avait atteint 42,2°C. Joué-lès-Tours, Véretz, Brinon dans le Cher, Graçay : partout, le mercure avait dépassé 41°C. Des valeurs rarement vues en Centre-Val de Loire, même pour un mois d’août.

Samedi, le pic est redescendu. Le Louroux a affiché 38,6°C, Châteaumeillant 38,0°C, Colombiers 37,7°C dans le Cher. Toujours très chaud, mais en net recul. Dans le Cher, où l’on avait relevé jusqu’à 41,9°C à Brinon la veille, les maximas sont tombés entre 37 et 38°C, franchissant encore le seuil des très fortes chaleurs sur une large partie du haut-Berry. En Eure-et-Loir, où le Mesnil-Thomas avait atteint 38,6°C et Houx 40,8°C le vendredi, aucune station n’a dépassé ce seuil samedi. Idem en Touraine : après 42,7°C au Louroux et 39,7°C à Saint-Christophe-sur-Nais, aucune station n’a franchi la barre des températures extrêmes ce jour-là.

Le Loir-et-Cher perd cinq degrés en vingt-quatre heures

Dans le Loir-et-Cher, le thermomètre a chuté de cinq degrés sur la valeur la plus élevée : après 42,2°C à Salbris jeudi, la station la plus chaude du département affichait 37,2°C samedi. Orçay, La Chapelle-Saint-Martin-en-Plaine, Montrieux-en-Sologne, qui avaient toutes dépassé 40°C la veille, sont redescendues autour de 35-36°C. Une partie du département restait néanmoins au-dessus du seuil de très forte chaleur, notamment en Sologne et dans les secteurs du centre.

Le Loiret a connu la même tendance. Après des maximales comprises entre 38,8°C à Melleroy et 41,5°C à Saint-Benoît-sur-Loire jeudi, les valeurs sont redescendues samedi, sans toutefois tomber dans le confortable : la chaleur restait bien au-dessus des normales de saison.

L’Indre, qui avait subi des pointes entre 38,4°C à Aigurande et 42,6°C au Blanc la veille, a vu son mercure reculer fortement. Aucune station n’a atteint les températures extrêmes, mais les valeurs sont restées élevées pour un 15 août.

Nuits tropicales et grandes villes étouffantes

Les nuits n’ont apporté aucun répit. La nuit de vendredi à samedi a été tropicale dans de nombreuses zones de la région : les températures minimales ne sont pas descendues sous 20°C, rendant le sommeil difficile. Dans les grandes agglomérations, où le béton et l’asphalte retiennent la chaleur, le mercure affichait encore 25°C vers minuit. Les habitants d’Orléans, Tours, Bourges ont passé une nuit compliquée, fenêtres ouvertes, ventilateurs en marche.

Les températures minimales relevées samedi matin oscillaient entre 18 et 24°C sur l’essentiel du territoire régional, avec quelques vallées plus fraîches (15 à 19°C) en Sologne, dans le Gâtinais, le sud du Berry, le Thymerais et le Drouais. Mais ces îlots de fraîcheur restaient l’exception.

Dimanche 16 août, la tendance s’annonçait plus changeante[3]. Les prévisions évoquaient une possible dégradation orageuse, avec un temps plus instable et des températures en nouvelle baisse. Le risque d’averses ou d’orages isolés existait, notamment au sud de la Loire. La canicule, qui avait saisi la région depuis plusieurs jours, semblait enfin desserrer son étreinte. Mais après de telles journées, le retour à la normale prendrait du temps. Les sols asséchés, la végétation grillée, les corps fatigués : l’empreinte de cette vague de chaleur ne s’effacerait pas en un orage.

Aurélie Moreau
Aurélie Moreau
Aurélie Moreau, rédactrice régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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