Un ouvrier de 21 ans est décédé par noyade dans le canal Saint-Martin le 26 juin 2026, après s’être baigné hors de la zone surveillée.
L’homme, résident de Garges-lès-Gonesse dans le Val-d’Oise, se trouvait sur le quai de Jemmapes en compagnie de deux collègues. Il a sauté dans le canal avant de disparaître sous l’eau. Ses amis, installés dans un café voisin, ont donné l’alerte au commissariat du 10e arrondissement lorsqu’ils ont constaté sa disparition.
Le corps a été repêché par des passants au niveau du 143 quai de Valmy, peu avant 21 heures. Des témoins ont pratiqué un massage cardiaque avant l’arrivée des pompiers de Paris. Malgré leur intervention, la victime a été déclarée morte à 21h30. Le parquet de Paris a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort.
Une baignade en dehors des règles
La noyade s’est produite dans une zone où la baignade n’est pas autorisée[3]. Paris dispose de sites de baignade surveillés dans la Seine et le canal Saint-Martin, ouverts depuis plusieurs semaines pour répondre à la demande des Parisiens pendant la canicule. Mais ces zones fonctionnent sur des horaires précis, avec des maîtres-nageurs présents.
« Ce soir est d’une infinie tristesse. Nous le disons, nous le répétons : se baigner en dehors des horaires d’ouverture de la baignade encadrée, en dehors des espaces surveillés, est dangereux », a réagi Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire de Paris. Alexandra Cordebard, maire du 10e arrondissement, a appelé à « respecter les règles de baignade ».
Le drame intervient au moment où la France traverse une vague de chaleur historique. Des images tournées quelques jours plus tôt montrent des dizaines de Parisiens sautant depuis les ponts du canal Saint-Martin, nageant dans des bouées ou se rafraîchissant dans des zones non surveillées[5]. « C’est cool de pouvoir aller au canal Saint-Martin et nager », témoigne Léo Amiot, 23 ans, tout en reconnaissant les limites du dispositif : « On n’est pas fait pour vivre à Paris sous 39 degrés. »
Paris face au succès de la baignade en ville
Les sites de baignade ouverts dans la Seine ont enregistré près de 100 000 nageurs depuis leur lancement, un engouement qui a poussé la mairie à envisager une prolongation jusqu’à mi-septembre[2]. Deux des trois sites pourraient rester ouverts au-delà de la date de fermeture prévue le 31 août. De nouveaux sites sont également à l’étude pour 2026.
Mais le succès du dispositif ne règle pas la question des baignades sauvages. Le canal Saint-Martin, avec ses quais accessibles et ses ponts bas, attire les baigneurs en dehors des zones encadrées. Fredrik Johansson, touriste suédois de 32 ans, interrogé quelques jours avant l’accident, résumait la stratégie de beaucoup : « Se cacher à l’ombre et aller nager quelques fois pour se rafraîchir. »
L’accident du 26 juin 2026 n’est pas le premier lié aux baignades non surveillées à Paris. Les autorités rappellent régulièrement les risques : courants, profondeur variable, absence de surveillance. La préfecture de police de Paris mène désormais une enquête pour établir les circonstances exactes de la noyade.
Baignade à Paris : les enjeux de sécurité
Une tension entre demande citoyenne et sécurité
La multiplication des baignades sauvages pose la question de l’extension du dispositif de surveillance. Léo Amiot, résidant parisien, pointait quelques jours avant le drame l’inadaptation du bâti : « Il n’y a pas beaucoup de constructions faites pour ces chaleurs. Il faudrait planter plus d’arbres et créer des zones fraîches supplémentaires. »
Paris a investi dans l’ouverture de sites de baignade pour canaliser la demande. Mais la canicule de 2026, avec des températures dépassant 39 degrés, dépasse les capacités d’accueil actuelles. Les images de jeunes plongeant depuis les ponts du canal Saint-Martin illustrent l’écart entre l’offre municipale et les pratiques réelles[1].
Le drame ravive aussi le débat sur la cohabitation d’usages dans certains quartiers parisiens. Le canal Saint-Martin concentre déjà des tensions entre riverains, visiteurs et populations précaires. Les baignades sauvages s’ajoutent à une liste d’incivilités que les autorités peinent à réguler.
| Heure | Événement |
|---|---|
| Avant 21h | Le jeune homme se baigne dans le canal Saint-Martin, quai de Jemmapes |
| 21h | Le corps est repêché par des passants au 143 quai de Valmy |
| 21h | Des témoins pratiquent un massage cardiaque |
| 21h30 | La victime est déclarée morte par les pompiers de Paris |
Source : Le Figaro
Une enquête en cours
Le parquet de Paris a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. Les premières constatations indiquent que la victime s’est baignée seule, en dehors des horaires d’ouverture de la zone surveillée, dans une portion du canal où la baignade est interdite. Ses deux collègues, présents sur place, ont été entendus par les enquêteurs.
La Brigade des sapeurs-pompiers de Paris a tenté de réanimer la victime sur place, sans succès. Le corps a été transporté à l’Institut médico-légal de Paris pour déterminer les causes exactes du décès. L’autopsie permettra d’établir si la noyade est la seule cause de la mort ou si d’autres facteurs ont joué.
L’accident relance la question de la responsabilité de la ville face aux baignades sauvages. Paris a multiplié les campagnes de prévention et ouvert des sites surveillés. Mais la canicule de 2026 montre les limites du dispositif actuel : la demande dépasse largement l’offre, et les comportements à risque persistent malgré les rappels à l’ordre. La mairie devra arbitrer entre extension de la surveillance et renforcement de l’interdiction dans les zones non encadrées.
Noyade canal Saint-Martin : les faits
- Un ouvrier de 21 ans est mort noyé dans le canal Saint-Martin le 26 juin 2026
- La victime s'est baignée hors zone surveillée et hors horaires autorisés
- Le corps a été repêché par des passants au 143 quai de Valmy
- Paris envisage de prolonger la baignade surveillée jusqu'à mi-septembre
- Près de 100 000 nageurs ont fréquenté les sites autorisés depuis leur ouverture
- Le parquet de Paris a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort
Sources
4 sources · 4 faits sourcés

