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Roura : la petite commune guyanaise où l’eau sculpte les vacances

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À une dizaine de kilomètres de Cayenne, Roura ne fait pas de bruit. Pourtant, cette petite commune guyanaise concentre assez de patrimoine et de nature pour occuper une semaine entière de vacances sans jamais reprendre la même route. C’est le pari d’Outre-mer La 1ère, qui consacre une série estivale aux communes du territoire, histoire de rappeler qu’on peut partir sans partir loin.

Roura, c’est d’abord une histoire guyanaise ancienne. Face au fleuve Oyack, dans le bourg, l’église Saint-Dominique se dresse en bois et en pierre, vieille de quatre siècles. Datant du XVIIe siècle, la bâtisse créole est inscrite au titre des monuments historiques. Elle porte la mémoire des jésuites qui s’installèrent ici, bien avant que la ville ne devienne ce qu’elle est aujourd’hui.

Mais ce qui irrigue vraiment la commune, c’est l’eau. Partout. Les cours d’eau dessinent le paysage, scandent les balades, donnent le rythme de la journée. Direction les chutes Fourgassiers : au milieu de la végétation dense, le fracas de l’eau sur les roches se fait entendre bien avant qu’on ne les voie. Quelques kilomètres plus loin, même spectacle avec les chutes Diamant, qu’on appelle aussi Patawa selon la source consultée.

Randonnées entre ruines et gravures

Pour ceux qui préfèrent marcher que nager, Roura offre plusieurs sentiers balisés. Le plus court, celui de la montagne Favard, propose 1,4 kilomètre entre les vestiges d’une ancienne habitation et une roche gravée au sommet. Un condensé de patrimoine et de forêt, accessible même aux familles. Pour les marcheurs entraînés, le sentier Molokoï étire ses 18 kilomètres depuis la piste Coralie sur la RN2, ou depuis le bourg de Cacao. Une boucle longue, qu’on fait rarement d’une traite sans prévoir le bivouac.

Le marché hmong du dimanche

Reste un rendez-vous incontournable pour qui passe par Roura : le marché du village hmong, chaque dimanche. Les étals de fruits et légumes racontent la diversité guyanaise, entre variétés asiatiques et productions locales. Les visiteurs viennent de toute la Guyane pour cette matinée où la région montre son visage métissé, sans folklore, juste par ce qu’on vend et ce qu’on achète.

Roura ne se vend pas comme une destination touristique grand format. Elle se vit comme un territoire qui a gardé ses repères : l’église, les cascades, les sentiers, le marché du dimanche. Assez pour remplir des vacances entières sans jamais croiser un car de touristes.

Isabelle Fortier
Isabelle Fortier
Isabelle Fortier, rédactrice régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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