Cet après-midi, rue Philippe-Dumanoir, à Basse-Terre, le feu a pris dans une maison d’environ 100 mètres carrés. Construction en bois et en tôle, type R+1, elle s’est embrasée rapidement, menaçant les bâtiments voisins dans ce secteur dense du centre-ville. Les flammes étaient déjà pleinement développées quand les premiers fourgons sont arrivés.
Deux personnes, incommodées par les fumées, ont été prises en charge par les secours puis transportées par véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) vers le centre hospitalier de Basse-Terre pour un bilan médical. Les sapeurs-pompiers ont immédiatement déployé quatre lances pour attaquer le foyer et protéger les constructions alentour. Le feu a été déclaré circonscrit à 16 heures 12, mais l’intervention s’est poursuivie pour éteindre les foyers résiduels, surveiller le site et sécuriser les lieux.
Le dispositif mobilisé a été important : deux fourgons pompe-tonne, un fourgon pompe-tonne léger, un VSAV, une échelle pivotante, deux camions-citernes feux de forêt et un véhicule drone. La mairie, EDF et les forces de sécurité intérieure ont également été associés à l’intervention. Pour l’heure, les circonstances exactes du départ de feu restent à déterminer.
Un quartier habitué aux alertes
Ce n’est pas la première fois que Basse-Terre connaît un incendie d’habitation en quelques mois. Le 16 mai dernier, rue Armand Barbès, une maison de trois niveaux, construite elle aussi en bois et tôle, avait été entièrement détruite par les flammes en plein centre-ville, non loin du boulevard maritime[1]. Les riverains avaient alors été évacués par précaution, la circulation perturbée le temps que les secours maîtrisent le sinistre. Une victime avait été prise en charge suite à une chute, avec de légères blessures[5].
Mi-juillet, c’est rue Antoine-Lardenoy qu’un feu de broussailles sèches s’était propagé à deux habitations en bois et tôle, les détruisant entièrement. Trois victimes légèrement intoxiquées avaient été transférées au Centre hospitalier de Basse-Terre. Le directeur de cabinet du préfet avait alors souligné le rôle de la sécheresse de la végétation dans la propagation rapide des flammes[4].
Ces incendies répétés interrogent sur la vulnérabilité de ces constructions traditionnelles, en bois et en tôle, dans un contexte de sécheresse accentuée et de densité urbaine forte. Les enquêtes en cours devront déterminer si des facteurs communs expliquent ces départs de feu à répétition dans la préfecture.
Sources
3 sources · 3 faits vérifiés

