La NASA prépare pour octobre 2026 le lancement d’Otter, un véhicule spatial autonome de 335 kg. Sa première mission doit lui permettre d’approcher et d’inspecter jusqu’à quatre objets hors service en orbite terrestre basse, avant le début des opérations en 2027.
L’engin est développé et exploité par la société américaine Starfish Space dans le cadre de la mission SSPICY, pour Small Spacecraft Propulsion and Inspection Capability. Après plusieurs démonstrations technologiques, l’entreprise s’apprête ainsi à envoyer en orbite son premier Otter complet, avec un objectif précis : vérifier qu’un petit véhicule peut rejoindre de façon autonome des satellites inactifs et les observer à courte distance.
- La NASA financera le lancement d'Otter, un petit engin spatial de 335 kg, en octobre 2026 pour inspecter des satellites hors service.
- Otter approchera autonomement jusqu'à quatre objets inactifs en orbite basse et collectera des images et données sur leur état physique.
- Cette mission démontre les capacités nécessaires pour de futures opérations de réparation, maintenance ou désorbitation de satellites.
Un lancement prévu en octobre 2026
Starfish Space a annoncé le 24 septembre que son premier Otter devait partir au plus tôt en octobre 2026, à bord de la mission Transporter-18 de SpaceX. La documentation technique récente de la NASA indique elle aussi octobre 2026 comme période de lancement.
La mission SSPICY est financée par la NASA. L’agence américaine avait annoncé en 2024 un contrat de 15 millions de dollars sur trois ans accordé à Starfish Space dans le cadre de son programme destiné aux petites entreprises innovantes. La page officielle de la mission SSPICY, mise à jour en août 2026, précise que les inspections doivent commencer en 2027.
Il s'en approchera à quelques centaines de mètres afin de recueillir des images et des informations sur leur état physique, leur géométrie et leur comportement orbital.
Jusqu’à quatre objets spatiaux inspectés

Otter 24C affiche une masse annoncée de 335 kg. Selon la NASA, il pourra inspecter jusqu’à quatre objets spatiaux américains hors service, notamment des satellites ou des éléments de lanceurs. Les cibles retenues doivent notamment évoluer sur une orbite circulaire située à au moins 400 km d’altitude.
L’appareil ne doit pas capturer ces objets pendant cette mission. Il s’en approchera à quelques centaines de mètres afin de recueillir des images et des informations sur leur état physique, leur géométrie et leur comportement orbital. La NASA présente SSPICY comme une étape technologique vers de futures opérations de réparation, de maintenance ou de retrait de satellites devenus inutilisables.
Le véhicule associe une propulsion électrique à faible poussée, un système de navigation utilisant la vision par ordinateur et un logiciel autonome chargé de calculer les manœuvres d’approche. Il possède également un mécanisme d’amarrage baptisé Nautilus, même si aucun amarrage à un satellite cible n’est prévu dans les objectifs de SSPICY.
Pourquoi cette technologie intéresse aussi l’Europe
Cette mission reste américaine : les objets visés doivent être d’origine américaine et aucune participation française à SSPICY n’est annoncée dans les informations officielles consultées. Elle ne crée donc aucune nouvelle règle ni obligation en France.
Son intérêt dépasse toutefois les États-Unis. L’inspection rapprochée d’un satellite hors service permet de déterminer son état avant d’envisager une intervention. Les satellites inactifs et les autres débris orbitaux peuvent en effet se fragmenter ou entrer en collision, générant de nouveaux débris susceptibles de menacer d’autres engins spatiaux.
Otter doit ensuite servir et désorbiter des satellites

Starfish Space ne destine pas Otter uniquement à l’observation. Le véhicule a été conçu pour rejoindre des satellites qui n’ont pas nécessairement été préparés à recevoir un engin de maintenance. L’entreprise prévoit notamment des missions de prolongation de durée de vie et de désorbitation.
Le premier vol constitue donc surtout une démonstration opérationnelle. La présentation officielle de Starfish Space confirme que la mise en service commencera par la mission SSPICY de la NASA. De son côté, la NASA détaille le financement et les objectifs de cette expérimentation.
Pour les lecteurs français, le calendrier à retenir est donc celui-ci : lancement prévu au plus tôt en octobre 2026, puis premières inspections en 2027. SSPICY devra surtout montrer si ces opérations autonomes peuvent devenir suffisamment fiables pour préparer, à terme, de véritables interventions sur des satellites en orbite.
Questions fréquentes
Pourquoi l'inspection de satellites hors service présente-t-elle un enjeu de sécurité spatiale ?
Les satellites inactifs et autres débris orbitaux peuvent se fragmenter ou entrer en collision, générant de nouveaux débris susceptibles de menacer d’autres engins spatiaux. L’inspection rapprochée permet de déterminer l’état d’un satellite avant d’envisager une intervention.
Otter va-t-il capturer les satellites qu'il inspectera lors de cette première mission ?
Non. Otter s’approchera à quelques centaines de mètres des objets cibles pour recueillir des images et des informations, mais aucun amarrage n’est prévu dans les objectifs de SSPICY. Cette mission constitue avant tout une démonstration opérationnelle.
Quelles sont les cibles potentielles d'Otter et leurs caractéristiques ?
Otter pourra inspecter jusqu’à quatre objets spatiaux américains hors service, notamment des satellites ou des éléments de lanceurs évoluant sur une orbite circulaire située à au moins 400 km d’altitude.

