À Nottingham, en Angleterre, une opération informatique destinée à une base de radiothérapie a écrasé une ancienne base de maternité. Les hôpitaux ont récupéré les informations nécessaires aux soins, mais une partie de l’historique indiquant qui a consulté les dossiers reste introuvable. Cette perte complique la vérification des accès passés.
- Une opération informatique a écrasé une base de maternité au lieu de copier une base de radiothérapie à Nottingham.
- Les dossiers médicaux ont pu être restaurés, mais l'historique des accès reste partiellement perdu.
- Les hôpitaux ne peuvent plus confirmer qui a consulté les dossiers entre septembre 2011 et novembre 2022.
Un paramètre oublié a dirigé l’opération vers la mauvaise base
Les équipes informatiques du groupe hospitalier Nottingham University Hospitals voulaient créer une copie d’une base de radiothérapie pour produire des rapports. Elles ont utilisé des instructions déjà employées pour un autre système hospitalier, sans modifier un paramètre qui désignait la base à traiter. L’opération a alors écrasé la base de maternité.
Cette ancienne base contenait des dossiers concernant des femmes et des bébés pris en charge de septembre 2011 à novembre 2022. Dès que l’erreur a été repérée, l’établissement indique avoir fait appel à des spécialistes extérieurs et recherché d’autres sources pour reconstituer les informations.
L'historique complet n'ayant pas été rétabli, les hôpitaux expliquent qu'ils pourraient, dans la plupart des cas, être incapables de confirmer si une personne donnée a consulté un dossier pendant la période concernée.
Les soins sont documentés, mais certains accès ne peuvent plus être vérifiés

Les notes médicales, observations et résultats d’examens liés à la prise en charge ont pu être restaurés. L’établissement précise que l’incident n’affecte pas les soins actuels et qu’aucune information sur les patients n’a été consultée ou utilisée de façon inappropriée à cause de cette erreur.
La perte concerne un autre élément du dossier : la trace de ses consultations. L’historique complet n’ayant pas été rétabli, les hôpitaux expliquent qu’ils pourraient, dans la plupart des cas, être incapables de confirmer si une personne donnée a consulté un dossier pendant la période concernée.
Pourquoi cette perte inquiète des familles
L’incident survient alors que les services de maternité de Nottingham font déjà l’objet d’une enquête sur des décès et des préjudices potentiellement évitables. La police examine les conséquences possibles de cette nouvelle perte de données sur l’enquête et tente de retrouver les traces manquantes. À ce stade, elle indique n’avoir identifié aucune infraction liée à l’incident.
Pour les familles concernées, la distinction est essentielle : le contenu médical des dossiers a été récupéré, mais leur historique d’accès demeure incomplet. C’est ce qui peut rendre certaines vérifications impossibles, même si les informations nécessaires aux soins restent disponibles.
À retenir : l’erreur n’a pas effacé les données de soins des patientes et des bébés. Elle a fait disparaître une partie des traces permettant de savoir qui avait consulté leurs dossiers.
Questions fréquentes
Quelles informations ont été perdues exactement ?
Les notes médicales, observations et résultats d’examens ont pu être restaurés. Ce qui a été perdu, c’est l’historique complet des consultations des dossiers, rendant impossible de vérifier qui a accédé aux dossiers pendant la période concernée.
Comment cette erreur s'est-elle produite ?
Les équipes informatiques ont réutilisé des instructions destinées à un autre système hospitalier sans modifier un paramètre clé qui désignait la base de données à traiter, dirigeant ainsi l’opération vers la mauvaise base.
Y a-t-il eu un accès inapproprié aux données à cause de cette erreur ?
L’établissement précise qu’aucune information sur les patients n’a été consultée ou utilisée de façon inappropriée à cause de cette erreur, et que l’incident n’affecte pas les soins actuels.

