Aux Philippines, une agricultrice a soudain vu son bras et sa jambe droits se mettre à trembler sans pouvoir les contrôler. Une IRM a révélé des lésions dans son cerveau ; des examens ont ensuite orienté les médecins vers une schistosomiase cérébrale, une complication rare d’une infection parasitaire.
- Une agricultrice philippine a présenté des tremblements du bras et de la jambe dus à des œufs de parasite dans le cerveau.
- Un test de laboratoire a détecté des anticorps réagissant aux œufs de Schistosoma japonicum dans le sérum.
- Le traitement antiparasitaire et anti-inflammatoire a résolu les crises et éliminé les lésions cérébrales à l'IRM.
Une crise soudaine, puis des lésions à l’IRM
Avant cet épisode, la patiente ne présentait ni mal de tête, ni confusion, ni faiblesse. Son examen physique aux urgences n’a rien montré d’anormal. L’IRM, en revanche, a fait apparaître un groupe de nodules entourés de liquide dans le lobe frontal gauche, ce qui a conduit les médecins à soupçonner la présence d’œufs de parasite.
Les vers adultes vivent ensuite dans les vaisseaux sanguins et produisent des œufs.
Ce que montre vraiment la « queue » du test
Pour rechercher une infection par Schistosoma japonicum, les médecins ont mis le sérum de la patiente en contact avec des œufs de référence, dans le cadre d’un test de laboratoire. Des anticorps ont réagi avec les œufs et formé à leur surface une structure ressemblant à une queue. Ce ne sont donc pas des œufs prélevés dans son cerveau qui ont poussé une queue.
Une analyse des selles a également retrouvé des œufs du parasite. Mis en regard de l’IRM et de la crise, ces résultats ont permis aux médecins de retenir le diagnostic de schistosomiase cérébrale.
Comment une infection parasitaire atteint-elle le cerveau ?
Le parasite passe par des escargots d’eau douce avant que ses larves puissent pénétrer la peau d’un nouvel hôte. Les vers adultes vivent ensuite dans les vaisseaux sanguins et produisent des œufs. Lorsque ceux-ci se logent dans un organe, ils peuvent provoquer une réaction inflammatoire. Leur présence dans le cerveau est rare et peut s’accompagner de troubles neurologiques, notamment de crises.
La patiente a reçu un traitement antiparasitaire, un anti-inflammatoire et un médicament contre les crises. Lors du contrôle rapporté par ses médecins, elle n’avait pas connu de nouvelle crise et l’IRM ne montrait plus les lésions attribuées aux œufs.
Ce qu’il faut retenir
Ce cas illustre l’intérêt de croiser l’imagerie et plusieurs analyses lorsqu’une crise neurologique survient dans un contexte d’exposition possible à un parasite. En France aussi, une première crise avec des mouvements incontrôlés doit conduire à une évaluation médicale rapide : son origine ne peut pas être déduite des seuls symptômes.
Questions fréquentes
Comment le test de laboratoire a-t-il détecté la présence du parasite ?
Le sérum de la patiente a été mis en contact avec des œufs de référence. Des anticorps présents dans son sérum ont réagi avec ces œufs et formé une structure ressemblant à une queue à leur surface, confirmant l’infection par Schistosoma japonicum.
Par quel chemin le parasite a-t-il atteint le cerveau de la patiente ?
Le parasite passe d’abord par des escargots d’eau douce, puis ses larves pénètrent la peau du nouvel hôte. Les vers adultes vivent dans les vaisseaux sanguins et produisent des œufs qui, en se logeant dans un organe comme le cerveau, provoquent une réaction inflammatoire.
Quels symptômes une présence d'œufs de parasite dans le cerveau peut-elle causer ?
La présence d’œufs de parasite dans le cerveau peut s’accompagner de troubles neurologiques, notamment de crises, comme les tremblements incontrôlés observés chez cette patiente.

