Le cap Fréhel, l’un des joyaux naturels des Côtes-d’Armor, porte encore les cicatrices du feu. Trente-huit hectares de landes partis en fumée le 12 juillet, près de 450 personnes évacuées, une exploitation agricole détruite, un véhicule de pompiers anéanti. Ce jeudi 23 juillet, un homme de 57 ans a été placé en détention provisoire. Il est soupçonné d’avoir allumé cet incendie, volontairement.
Le parquet de Saint-Malo a confirmé son interpellation. Dès les premiers jours de l’enquête, les investigations avaient établi l’origine humaine et volontaire du sinistre. Deux foyers distincts, un produit inflammable utilisé pour démarrer les flammes. Pas d’accident, pas de mégot oublié : un acte délibéré.
L’homme, placé en garde à vue, n’a pas reconnu les faits. Il a été déféré jeudi devant le juge, qui l’a envoyé en détention provisoire. Il comparaîtra le 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo.
Des chefs d’accusation lourds
Les charges retenues contre lui sont multiples : destruction de biens, destruction illicite d’animaux sauvages et de leur habitat. Le site du cap Fréhel n’est pas qu’un paysage de carte postale, c’est un écosystème fragile, refuge d’espèces protégées. Le feu a tout emporté sur son passage.
Le parquet de Saint-Malo a par ailleurs requis une expertise psychiatrique. L’homme, âgé de 57 ans, sera examiné avant son jugement.
Un site naturel meurtri
Le 12 juillet, les flammes ont déferlé sur les landes du cap, forçant l’évacuation de campeurs et de riverains. Près de 450 personnes ont dû quitter les lieux en urgence. L’incendie n’a fait aucun blessé, mais les dégâts matériels et environnementaux sont considérables.
Outre la végétation ravagée, une exploitation agricole a été entièrement détruite. Un véhicule des sapeurs-pompiers, engagé dans la lutte contre les flammes, a également été anéanti. Les pompiers, mobilisés en nombre, ont lutté pendant des heures pour circonscrire le sinistre.
Le cap Fréhel panse aujourd’hui ses plaies. La nature reprendra ses droits, mais il faudra des années pour que les landes retrouvent leur splendeur. L’homme qui comparaîtra en septembre devra, lui, répondre de ce qu’il a détruit.

